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Sipcam 2026 : vibrant hommage à l’icône Abel Mbenguè Moussy à Douala

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La 2ème édition de la Semaine des Icônes de la Presse Camerounaise (Sipcam) a rendu son verdict. Au terme d’une grande cérémonie organisée à l’hôtel Onomo de Bonanjo à Douala, tous les honneurs ont été rendus à Abel Mbenguè Moussy, journaliste sportif à la renommée établie, dont la voix et la plume ont marqué des générations de Camerounais.

Entre rediffusion d’extraits de ses reportages légendaires et témoignages poignants, ses pairs ont salué la justesse de l’homme.

« Il avait une manière particulière de nous mettre dans le bain des matchs. Que ce soit lors des rencontres du championnat national ou celles de nos Lions Indomptables », a souligné Henriette Ekwe.

Même son de cloche pour Alain Belibi, qui a salué une modestie sans pareille, ou encore Cyrille Bojiko et Albert Mbida. Une humilité qui a suscité des vocations. « C’est grâce aux reportages d’Abel Mbenguè que j’écoutais à la radio que j’ai eu la passion pour le journalisme », a confié Gustave Samnick, DP d’Actu Sport et ancien président de l’Association des Journalistes Sportifs Camerounais (AJSC), représentant l’icône empêchée.

Une reconnaissance méritée pour Abel Mbenguè Moussy, dont l’héritage continue d’inspirer la jeune génération de journalistes sportifs camerounais.

Pour Aristide Ekambi, président du comité d’organisation, cette distinction était une évidence.

La « Signature », au cœur des échanges

Cette cérémonie d’hommage a été précédée d’un atelier de formation qui a réuni journalistes, étudiants et représentants des ministères de la Communication et des Sports.

Thème central : « La signature ». Un module préparé et présenté par Alain Blaise Batongue, ancien Directeur de Publication de Mutations, ancien Secrétaire Exécutif du GICAM et CEO de Scope Consulting & Services. Il y a abordé la responsabilité juridique et déontologique, la crédibilité, l’identité professionnelle et même la valeur commerciale de la signature journalistique.

Se sont ensuite enchaînés plusieurs modules de haut vol :
Journalisme axé sur le genre, par Nicole Chawranski, journaliste française, formatrice et consultante indépendante (depuis Paris); Journalisme d’agence et bâtonnage, par Nicole Chawranski et Monique Ngo Mayag, journaliste fact-checkeuse basée à Dakar ; Fact-checking en période de crise : cas pratique de la Centrafrique, animé par Britney Line Ngalingbo, cofondatrice et Directrice de Centrafrique Check ; Journalisme de solutions (JoSo) et Journalisme en zone de conflit, modules qui ont suscité le plus d’intérêt, animés par Awa Seydou Traoré, journaliste malienne basée en Mauritanie, Présidente de Femmes et Savoir en Mauritanie (FSM) et Sah Terence Animbom, journaliste d’investigation, Président du CAMASEJ Bamenda et Directeur Pays de Média & Démocratie.

Deux thématiques au fort impact sociétal qui ont généré de vifs débats et apporté des éclairages précieux aux participants.

Pour rappel, la Sipcam vise à limiter la propagation des fausses nouvelles, encourager les bonnes pratiques professionnelles, renforcer les liens de confraternité, susciter de nouvelles vocations et honorer les icônes de la presse camerounaise. Après l’hommage posthume rendu à Édouard Kingue lors de la première édition, l’édition 2026 confirme la dynamique.

« Je ne lâcherai pas », a promis Aristide Ekambi. Exit Sipcam 2026, cap sur 2027.

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