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Liberté syndicale : la FIJ et la FAJ remontent les bretelles à la Côte d’Ivoire

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Les deux organisations évoquent une atteinte grave à la liberté syndicale et mettent en garde contre toute tentative de déstabilisation institutionnelle. Dans une déclaration officielle rendue publique depuis Bruxelles, la Fédération internationale des journalistes (FIJ) et la Fédération africaine des journalistes (FAJ) expriment leur profonde inquiétude après la suspension judiciaire du 12ᵉ Congrès ordinaire de l’organisation. À l’origine de cette situation, une assignation en référé introduite par un collectif se réclamant du respect des textes. Le juge saisi a ordonné la suspension du Congrès, qui devait permettre le renouvellement des instances dirigeantes. Une décision contestée par l’UNJCI, qui a immédiatement interjeté appel.

Face au risque de vide institutionnel à l’expiration des mandats, les responsables de l’organisation ont convoqué un Congrès extraordinaire afin d’assurer la continuité statutaire. Une prorogation des mandats aurait ainsi été adoptée à la majorité requise, conformément aux textes internes. Toutefois, cette initiative aurait suscité des tensions, traduisant un climat particulièrement électrique au sein de la corporation.

Dans leur communiqué, la FIJ et la FAJ dénoncent ce qu’elles qualifient d’« ingérence flagrante » dans les affaires internes d’un syndicat de journalistes. Elles rappellent que la liberté d’association et l’autonomie syndicale sont garanties par les engagements internationaux et africains auxquels la Côte d’Ivoire a souscrit. Les deux organisations appellent les autorités ivoiriennes à respecter strictement l’indépendance de l’UNJCI, à garantir la sécurité de ses membres et à permettre la tenue du Congrès ordinaire dans des conditions transparentes et apaisées. Cette affaire, au-delà de la seule organisation professionnelle, soulève des interrogations plus larges sur la protection de la liberté de la presse et le respect des principes démocratiques en Côte d’Ivoire.

Alors que la procédure d’appel suit son cours, la mobilisation internationale autour de l’UNJCI pourrait peser dans l’évolution du dossier. Une chose est certaine : pour la FIJ et la FAJ, l’autonomie syndicale n’est pas négociable, et toute atteinte à la liberté des journalistes constitue un signal d’alerte pour la démocratie.

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