« J’ai sillonné tout le quartier Deido pour trouver du gaz. Je suis même allée jusqu’à Bépanda. Rien. Je suis épuisée », confie Joséphine, rencontrée au lieu-dit « fin goudron École publique New-Deido » à Douala. Le visage fermé, en sueur, elle illustre le calvaire de nombreux consommateurs.
Cela fait près d’une semaine que les bonbonnes orange de la Société Camerounaise de Transformation Métallique (Sctm) ont disparu des dépôts. Pourtant, l’entreprise se présente comme le leader de la distribution du gaz domestique au Cameroun. Les points de vente affichent désespérément vide, malgré les commandes passées auprès du dépôt principal de la capitale économique. « On les appelle, sans explication convaincante. J’ai passé commande depuis le 11 juin. J’attends toujours », témoigne un gérant.
Selon les informations recueillies sur le terrain, la Sctm aurait accumulé une importante dette auprès de la Société Camerounaise de Dépôts Pétroliers (SCDP). Les livraisons seraient suspendues jusqu’au règlement total ou partiel de cet arriéré.
Du côté de la Sctm, silence radio. Aucun communiqué officiel. Les clients sont priés de patienter. Résultat : de nombreuses ménagères, qui ne disposent que des bouteilles Sctm, ont dû ressortir marmites et bois de chauffe.
Peut-on encore se prévaloir du titre de leader de la distribution quand une pénurie paralyse ainsi les ménages, et qu’elle serait liée au non-paiement de ses factures ?
















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