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MANIDEM : Valentin Dongmo prend la tête du parti après la mort d’Anicet Ekane

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Lors d’un point de presse tenu au siège du parti à Douala, la nouvelle direction du MANIDEM a rendu hommage à Anicet Ekane, « exécuté » selon les termes du parti, parmi « les dizaines de morts causés par le régime de Yaoundé au cours de l’épisode électoral de 2025« . Pour le MANIDEM, le meilleur hommage à rendre aux victimes est de « continuer le combat pour libérer le Kamerun de la dictature néocoloniale« .

Valentin Dongmo, nouveau président

Le bureau politique a été remanié et sera désormais présidé par Valentin Dongmo. Il devient le 6ᵉ président du MANIDEM en 30 ans d’existence. Militant upéciste depuis 1991 et membre du MANIDEM depuis 1995, Valentin Dongmo sera secondé par Mbappe Toto au poste de vice-président.

Le parti a insisté sur le profil « issu des classes populaires » du nouveau président, en rupture, dit-il, avec « les idées rétrogrades de la politique rdpciste qui réserve la gestion des affaires communes aux grands types« .

La nouvelle équipe comprend également Evariste Diabe, vice-président, Justin Noël Zambo Nkoto à l’Organisation, Jean-Baptiste Ketchateng à la Formation, Bedimo Kouo à la Communication, Florence Titcho Aimée aux Finances et Marianne Simon Ekane aux Relations extérieures. Louis Rolph Bamou, Yves Dzouali, Charles Ngah Nforgang et Clément Jou sont également membres du bureau politique du parti.

L’Union pour le Changement

Le nouveau bureau se donne pour mission de « raviver la flamme éclairante upéciste » et de poursuivre le travail de terrain, les campagnes d’éducation populaire et les manifestations.

Le MANIDEM annonce qu’il maintient « l’Union pour le changement« , fort du « succès » qu’elle a remporté à la présidentielle de 2025. Le parti dit vouloir ouvrir de nouvelles discussions avec toutes les forces politiques à la « condition non négociable » de mettre fin au « colonialisme » et de « refonder le pays sur la base de la volonté populaire« .

Première revendication : « la libération sans condition de tous les prisonniers de la crise électorale de 2025« , « l’arrêt des poursuites » et « le retour des exilés« .

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