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Enseignement privé en Côte d’Ivoire : le “volcan dormant” se réveille après 35 ans de silence

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‎« C’est comme un volcan dormant qui vient de se réveiller. » Par cette image forte, Yobouet  Kouaakou, enseignant de SVT et secrétaire général national du syndicat  a résumé l’état d’esprit qui anime aujourd’hui les professionnels du secteur. Après plus de 35 ans de frustrations accumulées, ces acteurs disent ne plus pouvoir se taire.
‎« Nous avons supportée la souffrance pendant des décennies. Aujourd’hui, nous avons décidé de l’extérioriser parce que nous n’en pouvons plus », a-t-il martelé.

‎Le constat dressé est sans appel : malgré leur contribution estimée à plus de 70 % de l’offre éducative nationale, les acteurs du privé affirment être relégués au second plan. Enseignants du préscolaire, du primaire, du secondaire, directeurs des études, éducateurs, personnels administratifs et comptables, tous dénoncent un manque de reconnaissance institutionnelle.

‎Selon les estimations dudit syndicat, ce sont près de 90 000 travailleurs qui font fonctionner au quotidien l’enseignement privé en Côte d’Ivoire. Un poids considérable dans le système éducatif, mais qui, selon le syndicat, ne se reflète ni dans les conditions de travail ni dans les traitements salariaux.

‎Au cœur des revendications figure l’application du décret de 1961 relatif au traitement salarial du personnel du privé, suspendu depuis 1992. « Depuis cette suspension, l’éducation privée ne s’est plus bien portée », soutient Yogo Kouakou, qui appelle à une révision et une mise en œuvre effective du protocole de 1992, adaptée aux réalités de 2026.

‎Le syndicat interpelle également les plus hautes autorités du pays, les invitant à jouer leur rôle d’arbitre. « Nous attendons que le chef de l’État, en tant que père de la Nation, se saisisse de cette question pour apporter des solutions durables », a insisté le secrétaire général.

‎Entre appel à la reconnaissance, revendications salariales et volonté de dialogue, le message du Syndicat est clair : l’heure n’est plus au silence. Reste désormais à savoir si ce « volcan » éveillé sera entendu au sommet de l’État.

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