Pour fabriquer du savon, on a besoin de l’huile et pour nettoyer de l’huile, on a besoin du savon. Le premier message que le souverain pontife a transmis au peuple camerounais et au monde, pouvait se comprendre ainsi, car dans le cadre de la construction d’une Nation, aucune pierre ne doit être de trop ou négligé.
« Je viens parmi vous en tant que pasteur et serviteur du dialogue, de la fraternité et de la paix », a d’entrée de jeu indiqué Léon XIV. Pour que cette fraternité, cette paix soit véritable, poser des bases saines devient le préalable à respecter en tout point, car comme le disait Saint Augustin que Léon XIV a d’ailleurs cité : « Ceux qui commandent sont au service de ceux qu’ils semblent commander. Ils ne commandent pas par soif de domination, mais par devoir de subvenir aux besoins ; non par orgueil pour s’imposer, mais par compassion pour protéger ».
Au sujet de la paix, le message du souverain pontife a été sans équivoque : « C’est pourquoi je le répète avec force : Le monde a soif de paix. (…) Assez de guerres, avec leur douloureux cortège de morts, de destructions, d’exilés ». La paix ne pouvant être réduite à un slogan, elle doit se refléter des faits.
« Mon grand désir est de toucher le cœur de chacun, en particulier celui des jeunes, appelés à façonner, y compris sur le plan politique, un monde plus juste », a lancé le bon berger et de poursuivre : « Gouverner, c’est écouter réellement les citoyens, estimer leur intelligence et leur capacité à contribuer à l’élaboration de solutions durables aux problèmes ».
A l’attention de tous, un appel à une participation citoyenne de la gestion des affaires de la cité a été lancé : « À bien y regarder, frères et sœurs, les hautes fonctions que vous assumez exigent un double témoignage. Le premier témoignage se concrétise dans la collaboration entre les différents organes et niveaux administratifs de l’État au service du peuple, et en particulier des plus pauvres ; le second témoignage se réalise en unissant vos responsabilités institutionnelles et professionnelles à une conduite de vie intègre. Pour que la paix et la justice s’affirment, il faut en effet briser les chaînes de la corruption qui défigurent l’autorité en la vidant de sa crédibilité ».
Quand bien même d’autres aspects autant importants les uns comme les autres, ont été abordé, le souverain pontife a appelé à travers sa bénédiction, à la responsabilité de tous : « Que Dieu bénisse le Cameroun, soutienne ses dirigeants, inspire la société civile, éclaire le travail du Corps Diplomatique et accorde à tout le peuple camerounais chrétiens et non-chrétiens, responsables politiques et citoyens, d’accueillir le Royaume de Dieu, en construisant ensemble un avenir de justice et de paix ».
















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