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« Vicky Edimo à voix basse » : Francis A. Sanzouango célèbre soixante ans de carrière

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Pour Francis A. Sanzouango, le choix de Vicky Edimo (en image ) s’impose naturellement. Musicien talentueux, le bassiste est sur le devant de la scène depuis bientôt soixante ans. Un parcours qui mérite d’être connu et partagé. Au-delà de la virtuosité, l’auteur salue l’homme et ses convictions. Lui-même bassiste depuis l’âge de seize ans, il mesure le chemin parcouru. À dix-huit ans, il jouait au cinéma Le Capitole. À dix-neuf ans, à L’Ouvrier. En écoutant Vicky Edimo, la comparaison s’imposait. Le résultat était fabuleux. Des êtres comme lui sont exceptionnels et doivent être mis en lumière.

L’ouvrage porte plusieurs messages. Le premier est celui de la conviction et du travail. Lorsque Vicky Edimo a débuté, les parents n’envisageaient pas la musique comme avenir pour leurs enfants. Il a tenu bon. Son père a fini par reconnaître son chemin et lui dire sa fierté. Le talent ne devient réalité que si l’on y croit et que l’on travaille pour le faire vivre. Le deuxième message alerte sur la facilité de l’époque. L’intelligence artificielle est utile, mais elle ne doit pas servir d’alibi à la paresse. Trop de jeunes se réfugient derrière ces outils et cessent de fournir l’effort nécessaire. Le troisième message est un plaidoyer pour le développement. État, administration, entreprises et citoyens partagent un même objectif. Le patrimoine musical et culturel doit être placé au cœur des stratégies nationales. De nombreux pays rayonnent grâce à leur musique et leur culture. Le Cameroun dispose de talents supérieurs. Il doit en faire autant.

Pour Vicky Edimo, figurer à la une d’un livre marque une différence. Ce n’est pas sa première couverture médiatique, mais cette fois il s’agit de raconter un pan de sa vie et sa démarche artistique. Il se dit très content du travail réalisé par l’auteur. Parmi les passages du livre, un l’a particulièrement touché. Il trouve inadmissible qu’un artiste qui travaille dur, qui est engagé et dont les titres passent plusieurs fois par jour à la radio, n’arrive pas à vendre dix mille exemplaires dans un pays de près de trente millions d’habitants. Ces musiciens ont des familles à nourrir. Cette situation n’est pas rare et l’interpelle profondément.

À la nouvelle génération, Vicky Edimo rappelle qu’un ouvrage n’a de sens que par son contenu. Il ne s’agit pas d’y figurer pour la photo. Chaque artiste a son parcours, ses rencontres et son histoire. L’essentiel reste ce qui est dit à l’intérieur et ce que le jeune lecteur pourra en retenir pour construire le sien.

La séance de dédicace s’est achevée par un échange en anglais, à la demande du public, entre l’auteur et le musicien.

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