La Nouvelle Architecture Financière pour le Développement (NAFAD) se construit aussi par le bas. The Okwelians a pris part, lundi 4 mai dernier, à un Policy Dialogue de haut niveau au siège de la Banque Africaine de Développement à Abidjan, consacré au rôle de la société civile, des philanthropies et de la diaspora dans l’émergence de la NAFAD.
« L’innovation sociale, préalable à la souveraineté financière »
À la tribune, Me Jacques Jonathan Nyemb, président de The Okwelians, a rappelé que « l’innovation sociale portée par la société civile africaine constitue le préalable à la souveraineté financière voulue par la NAFAD ».
Fort de « plusieurs années d’expérimentation à l’intersection des politiques publiques, de l’engagement citoyen et de l’innovation sociale », le Think Do Tank camerounais a proposé trois leviers issus de sa matrice d’innovation sociale.
Institutionnaliser la concertation, mobiliser la diaspora
Premier levier : « institutionnaliser la concertation comme préalable à toute réforme crédible ». Me Nyemb a insisté sur l’intégration « d’acteurs encore sous-mobilisés, au premier rang desquels la diaspora africaine dont le poids financier et l’influence stratégique demeurent largement sous-exploités ».
Expérimenter avant de déployer
Deuxième axe : « promouvoir l’expérimentation comme méthode de déploiement, en testant prioritairement les solutions à petite échelle avant tout passage à l’échelle ». Une approche pour réduire les risques et adapter les réformes aux réalités locales.
Vulgariser pour durer
Dernier pilier : la vulgarisation. « Une condition déterminante pour accélérer l’appropriation, renforcer les capacités et garantir la durabilité des réformes », a plaidé le président de The Okwelians.
« Poser les fondations de notre influence continentale »
Avec cette intervention à la BAD, « notre Think Do Tank est une fois de plus sur le terrain pour poser les fondations de son influence à l’échelle continentale », conclut The Okwelians.
















Comments