Caravane de la Semaine de la mobilité durable à Douala 5e arrondissement le 17 octobre 2026, avec démonstration de rollers pour la mobilité douce et agents de la police municipale
Des jeunes en rollers incarnant la mobilité douce lors du lancement de la caravane de la Semaine de la mobilité durable dans le 5e arrondissement de Douala, ce 17 octobre 2026. En arrière-plan, les agents de la police municipale mobilisés contre le désordre urbain. © La Plume de l'Aigle
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Semaine de la mobilité durable à Douala : la caravane s’attaque au désordre urbain

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Douala veut reprendre sa route. Pour sa 5e édition, la Semaine de la mobilité durable est descendue dans la rue. Première escale : le 5e arrondissement du Wouri, ce samedi 17 octobre. Une opération coup de poing pour rappeler une évidence oubliée : la chaussée et les trottoirs ne sont pas des marchés.

Jusqu’au 14 novembre, la caravane va sillonner les cinq autres arrondissements du Wouri. Le clou du spectacle est prévu du 11 au 14 novembre au boulevard du 20 Mai, sous la supervision du maire de la ville, Roger Mbassa Dinè.

Au cœur de cette édition, un fléau : le désordre urbain.

Quand la route devient marché

Trottoirs occupés par les commerces, chaussées transformées en parkings sauvages, motos qui roulent à contresens. Le tableau est connu à Douala. Et c’est précisément ce désordre que la Communauté Urbaine veut attaquer.

« Nous sommes ici pour inciter au changement de comportement. Nous souhaitons que les usagers optent pour les modes de mobilité douce, comme les motos électriques et la marche. Cela protège l’environnement », martèle Arlette Alemoka, responsable de la police municipale et de la sécurité à la CUD.

Le message est ferme : « Il n’est pas question, sous aucun prétexte, de concéder la chaussée et même les trottoirs pour les commerces. » Pour elle, le désordre urbain a une racine : l’incivisme. « La route est un espace commun. Aucun usager ne peut se l’approprier au détriment des autres. »

Sensibiliser avant de sanctionner

La méthode assumée par la police municipale : la pédagogie d’abord. « Nous sommes d’abord une police de proximité. La population a besoin d’être encadrée, éduquée sur les bonnes pratiques. La route est un espace partagé, tenter de la privatiser n’est pas autorisé », insiste Arlette Alemoka.

« Notre méthodologie, c’est la sensibilisation avant, la sensibilisation pendant, la sensibilisation toujours, la répression n’étant que le dernier recours. »

Une approche qui fait écho au projet porté par Nana Sunu Annie, coordinatrice du projet d’accompagnement des Communautés urbaines de Douala et Yaoundé dans la mise en œuvre de leurs Plans de Mobilité Urbaine Soutenable (PMUS).

« Pendant cette semaine, nous allons dialoguer avec les populations pour nous assurer que nous partageons la même perception de la mobilité. Nous allons présenter les projets de la Communauté urbaine et recueillir leurs avis », explique-t-elle.

L’enjeu dépasse la simple circulation. Il s’agit de faire comprendre que la mobilité durable ne se résume pas à du goudron. Sans changement de comportement, aucune infrastructure ne suffira.

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