Ouverture de la 4e édition du Salon Afrique-Canada Immigration et Investissement (SACII 2026) à l'Hôtel Franco de Yaoundé, table de prestige avec la Haute-Commissaire du Canada au Cameroun et Dr Samuel Dongmo
La table de prestige lors de l'ouverture de la 4e édition du SACII, le 7 octobre 2026 à l'Hôtel Franco de Yaoundé. Au centre, S.E. Marie-Claude Harvey, Haute-Commissaire du Canada, entourée du Dr Samuel Dongmo et des représentants du gouvernement camerounais.
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SACII 2026: Yaoundé mise sur l’immigration qui rapporte

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Place à la migration circulaire. Pendant six jours, banquiers, universités canadiennes, investisseurs et institutionels vont plancher sur un modèle : se former au Canada et investir au Cameroun. C’est le pari du SACII 2026.

Autour de la table, du lourd: la Haute-Commissaire du Canada au Cameroun, Marie-Claude Harvey, le Dr Samuel Dongmo, président du Haut Conseil, la sénatrice Françoise Puene, Miss Cameroun 2026, des banquiers et des chefs d’entreprise. Une question centrale: comment faire de l’immigration un levier d’investissement pour le Cameroun ?

Migration circulaire, pas fuite des cerveaux

« Nous ne sommes pas là pour encourager les gens à partir. Nous sommes là pour clarifier l’immigration« , a martelé le Dr Samuel Dongmo. Fort de trente ans d’expérience entre les États-Unis et le Cameroun, il défend la migration circulaire: partir légalement, se former au Canada, puis revenir bâtir au Cameroun.

Même alerte côté canadien. « Beaucoup essaient de vous vendre des visas en vous promettant que si vous leur donnez de l’argent, vous obtiendrez un visa. Ce n’est pas vrai. Personne ne peut garantir l’obtention d’un visa« , a prévenu Marie-Claude Harvey. Le système canadien est en ligne, gratuit et disponible sur le site officiel. Le SACII se pose en rempart contre les arnaques.

Le cacao qui devient chocolat

La nouveauté du SACII 2026, c’est le matchmaking économique. D’un côté, les partenaires locaux: Chambre de Commerce, GECAM, APME, API. De l’autre, la Fédération des gens d’affaires du Canada et une diaspora de près de 50 000 Camerounais au Canada.

L’exemple choc présenté à Yaoundé: un jeune d’Obala produit du cacao mais n’a pas les moyens de le transformer. Un investisseur de la diaspora apporte la technologie, le cacao devient chocolat sur place et est exporté vers le marché canadien. On ne part plus cueillir des fraises au Canada, on produit du chocolat à Obala pour Toronto.

Les femmes au centre du dispositif

La sénatrice Françoise Puene a lié l’immigration responsable à la protection des femmes: « Une femme qui part sans préparation, sans encadrement légal, est une proie« . Un message appuyé par Miss Cameroun 2026, venue promouvoir un parcours d’excellence plutôt que la fuite.

Après le 12 octobre, le Hub du Canada prendra le relais pour assurer le suivi des projets nés au salon. Le pacte est clair: le SACII 2026 ne sera plus le salon de ceux qui fuient, mais de ceux qui bâtissent pour le Cameroun et le Canada.

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