Affiche de campagne du Dr Claude Bernard Kamta Ngui, neurochirurgien, candidat au poste de Président de l'Assemblée Générale de l'ONMC, élections du 23 octobre 2026 à l'hôtel La Falaise Bonanjo Douala
Le Dr Claude Bernard Kamta Ngui, neurochirurgien, candidat à la présidence de l'Assemblée Générale de l'ONMC le 23 octobre 2026 à Douala.
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ONMC : le Dr Kamta Ngui veut faire sauter les textes de 1983 et relancer les grands chantiers

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C’est une candidature qui veut bousculer l’ordre établi. À deux jours de l’Assemblée générale de l’Ordre national des médecins du Cameroun (ONMC) prévue le 23 octobre à l’hôtel La Falaise à Bonanjo à Douala, le Dr Kamta Ngui Claude Bernard annonce qu’il brigue la présidence.

Neurochirurgien issu de la 20e promotion du CUSS, ancien vice-président du Symec et membre fondateur de la Société camerounaise et africaine de neurochirurgie, il met en avant son expérience à l’Ordre où il a été secrétaire financier et président de la commission juridique et des réformes entre 2019 et 2023.

Dans sa déclaration de candidature des élections ONMC 2026, il revendique la digitalisation totale de l’administration de l’Ordre, la création de la télévision en ligne ONMC CMC TV et le lancement des projets de construction de deux hôtels des médecins à Douala en face du Grand Mall et à Yaoundé au siège.
Le cœur de son programme porte sur une refonte profonde des textes qu’il juge obsolètes. Il rappelle que le code de déontologie de 1983 et la loi de 1990 avec son décret de 1992 ont été adoptés quand le Cameroun comptait à peine 400 médecins, alors qu’on en dénombre aujourd’hui plus de 17 000 inscrits au tableau.

Le candidat propose d’ouvrir le débat sur la pratique privée du médecin fonctionnaire et la pratique publique du médecin privé, sur la création de structures privées par les médecins et les promoteurs, sur les modalités d’obtention des autorisations d’exercice en clientèle privée provisoire ou définitive et sur la mise en place d’un système d’emplois jeunes avec autorisation provisoire de deux ans dès l’inscription accompagnée d’un tutorat.

Il évoque également la facilitation du paiement des cotisations par temps de précarité, la question de la dignité lors des visites inopinées de contrôle des formations sanitaires et la protection du médecin.

Sur le plan de la gouvernance, le Dr Kamta estime que l’Assemblée générale, qu’il considère comme l’entité la plus importante de l’Ordre, est aujourd’hui dans l’incapacité de convoquer souverainement une assemblée extraordinaire, faute de pouvoir réunir 10 000 médecins inscrits.
Il donne rendez-vous à ses confrères le 23 octobre à Douala pour, dit-il, choisir l’avenir de la profession.

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