Commandant Mayack Henri 22 décembre 1951 - 2026, décédé, légende de la Camair et petit-neveu de Ruben Um Nyobe
Le Commandant Mayack Henri (22 déc. 1951 - 2026). Officier de l'Armée de l'Air, Commandant de Bord à la Camair pendant 25 ans. In Memoriam.
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Nécrologie : décès du Commandant Mayack Henri, légende de la Camair

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Le monde de l’aviation camerounaise est en deuil. Le Commandant Mayack Henri s’est éteint le 8 octobre dernier, à l’âge de 74 ans.

Cet homme d’altitude aura vécu une vie d’excellence. Scolarisé à l’école protestante d’Ianga, puis au Collège Protestant d’Edea où il enseignera, il poursuit au prestigieux Collège Evangélique de Libamba avant l’Université de Yaoundé.

Il choisit de servir la Nation. Lauréat du concours des Elèves Officiers de l’Armée de l’Air Camerounaise, il en sort Officier Pilote avec des missions en France et en Israël, la terre de Jésus.

Repéré pour son talent exceptionnel, il obtient une bourse pour devenir pilote de ligne aux Etats-Unis. Il démissionne de l’Armée de l’Air pour rejoindre l’aviation civile. Formé outre-Atlantique, où toutes les portes lui sont ouvertes, il fait le choix patriotique de rentrer servir le Cameroun.

Recruté par Cameroon Airlines (Camair), il y restera 25 ans. Officier Pilote de Ligne (OPL) puis Commandant de Bord (CDB), il a tenu entre ses mains la vie de milliers de passagers sur tous les continents. A la fermeture de la compagnie en 2008, son expertise sera déterminante pour poser les jalons de Camair-Co.

Petit-neveu de Ruben Um Nyobe « sa mère était la petite sœur du héros national » Mayack Henri portait la fibre patriotique. Avec son frère feu Jean Paul Libam, il a fait venir la lumière électrique à Bogso, sur le tronçon Bogso-Eseka, un acte fondateur pour le développement du village.

Bâtisseur d’hommes, il a construit une église offerte à l’Eglise Presbytérienne Camerounaise, Consistoire Eseka, et financé la scolarité de dizaines de jeunes jusqu’au baccalauréat. Son crédo : l’excellence scolaire.

Fervent chrétien, né de nouveau, il proclamait sa foi en Jésus-Christ. Malgré l’adversité dans sa communauté de Buga Djap, il n’a jamais cessé d’œuvrer, à l’image de Jean 1:11 : « La lumière est venue chez les siens, et les siens ne l’ont point reçue ».

Il lègue à sa famille le plus bel héritage : une foi sincère. « Je garde le souvenir de ta foi sincère » (2 Timothée 1:5).

Le Commandant Mayack Henri restera un luminaire.

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