Dans un État de droit, les désaccords ou les griefs reprochés à un organe de presse comme Vision 4 devraient être résolus par le dialogue, pour n’aboutir, dans le cas extrême, qu’à des sanctions proportionnées, après épuisement des voies de recours légales. Joseph Chebongkeng Kalabubsu et ses pairs ne semblent exceller que dans des décisions drastiques visant à asphyxier les espaces d’expression.
Il n’est nullement question ici de battre en brèche les prérogatives du Conseil National de la Communication (CNC), qui a le droit de prononcer des sanctions administratives et disciplinaires incluant la suspension ou l’interdiction définitive d’activités, mais exclusivement en cas de violation avérée de l’éthique et de la déontologie, et sans violer les dispositions de la Constitution sur la liberté d’expression et de la presse, ni l’ensemble des lois qui régissent les libertés au Cameroun.
La réaction cinglante du SPIC
La récurrence de certains faits interroge et indigne, tant on a l’impression que l’organe de régulation outrepasse ses prérogatives, en les utilisant pour des règlements de comptes ou de manière disproportionnée. S’il en était autrement, on n’aurait pas assisté à cette vague de contestation plurielle émanant de plusieurs organisations syndicales, dont le Syndicat National des Professionnels de l’Information et de la Communication (SPIC).
Ce dernier « dénonce une décision excessive impactant l’ensemble de la chaîne de production et de travail de la télévision Vision 4, qui viole l’article 2 alinéas 1 et 2 de la Loi n°92/007 du 14 août 1992 portant Code du travail au Cameroun, causant un préjudice important aux autres professionnels des médias en service dans ladite télévision ».
Deux poids, deux mesures ? Le régulateur pointé du doigt
Au-delà d’une simple posture syndicale, les décisions du CNC laissent transparaître une politique du « deux poids, deux mesures », au regard des sanctions distribuées à la pelle contre des professionnels des médias privés. Le cas de Vision 4 peut être perçu comme une forme d’acharnement contre un média républicain. Nous y reviendrons.
















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