L'ouverture a eu lieu le 19 avril dernier, en marge de la visite apostolique du Pape Léon XIV. Une initiative pionnière portée par l’ONG Catharsis, en collaboration avec le Think Do Thank The Okwelians et l’Université Catholique d’Afrique Centrale (UCAC) qui l’accueille en son sein. 
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La première « Maison de la confiance pour la paix » du Cameroun ouvre ses portes à Yaoundé

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La « Maison de la confiance pour la paix » se veut un laboratoire citoyen ancré dans les territoires. Plus qu’un simple espace ou encore un lieu de soin, c’est un véritable label dont la vocation est de construire une paix durable et réhabiliter le Vivant. « Partout où la paix recule, la défiance a précédé. Il est question à travers cette initiative, de proposer une approche de prévention, de détection, de résolution des conflits en s’attaquant à leur racine souvent invisible : la défiance. Comme le rappelle le message pour la Journée mondiale de la paix du 1er janvier 2026, les artisans de paix résistent à la contagion des ténèbres, comme des sentinelles dans la nuit », souligne Pierre Winicki, Directeur du programme « confiance, paix et prospérité » de Catharsis.

En effet, selon le communiqué de presse du 16 avril 2026, cette initiative naît dans un contexte de fragilité sociale profonde. Le Cameroun traverse les séquelles d’une crise postélectorale qui a ébranlé la cohésion nationale, avec des émeutes violentes ayant touché au moins sept régions du pays. S’y ajoute la crise dite anglophone qui paralyse les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest depuis bientôt dix ans, sans oublier les foyers de tensions intercommunautaires latents qui couvent dans plusieurs territoires.

En étroite collaboration avec Renoscam (Réseau national des organisations de la société du Cameroun), « le dispositif démarrera par la labellisation des tiers-lieux et autres espaces de médiation sociale, afin d’en faire, in fine, des lieux où les individus se réconcilient avec eux-mêmes et entre eux », expliquent les initiateurs.

La même source annonce la sélection, la formation et l’accréditation de vingt praticiens de la confiance pour la paix, issus des zones les plus exposées, notamment Buea, Douala, Maroua et Garoua-Boulaï. Ils incarneront des profils hybrides : chefs traditionnels, leaders religieux, représentants de la société civile et de l’administration. Déjà reconnus par leur communauté, ils seront outillés pour détecter les signaux faibles de défiance, restaurer le dialogue, rétablir la confiance et prévenir les rechutes.

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