Le 15 septembre 2026, le cadre camerounais en opérations internationales se présente à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen pour son vol Air France à destination de Paris, prévu à 21h35. Selon son témoignage publié sur LinkedIn et confirmé par les documents que nous avons consultés, il arrive à 20h05. La file d’attente est encore longue et les opérations d’enregistrement sont toujours en cours à Air France, Yaoundé-Nsimalen.
Au comptoir, une agente lui refuse la prise en charge de ses bagages. Motif invoqué selon lui : il ne dispose pas d’un « fameux numéro » qui aurait été distribué en amont à certains passagers, en même temps que la collecte de plusieurs passeports. Un système parallèle dont il ignorait l’existence.
Un traitement à deux vitesses ?
Ce qui interpelle le passager, ce n’est pas l’heure limite d’enregistrement qu’il dit respecter, mais le traitement différencié. Il affirme avoir vu, après son refus, d’autres voyageurs de la même classe, arrivés après lui et également sans numéro, être enregistrés normalement. Leurs bagages ont été acceptés. Ils ont voyagé.
À 20h59, il commence à filmer la scène. Sur sa vidéo, qui a depuis largement circulé sur les réseaux sociaux, on distingue encore des passagers en file d’attente, des bagages pris en charge et des agents toujours en activité. Le vol Air France, initialement prévu à 21h35, ne décollera finalement qu’à 22h12. Sans lui.
Le passager indique que la cheffe d’escale était présente pendant toute l’opération de distribution de numéros et de récupération de passeports, un mécanisme qu’il décrit comme « bien rodé, mais totalement opaque ».
La réponse d’Air France
Contactée, la compagnie a répondu au plaignant le 18 septembre 2026. Dans un courriel du service Air France-KLM Customer Care, la compagnie écrit :
« Merci d’avoir porté à notre attention votre récente expérience au comptoir d’enregistrement de l’aéroport lors de votre voyage avec nous le September 15, 2026. Nous vous présentons nos sincères excuses pour les inconvénients rencontrés au cours de cette étape. […] Je comprends qu’un enregistrement fluide et efficace est essentiel pour une expérience de voyage positive, et je regrette les désagréments occasionnés par cette situation. »
La compagnie assure que les remarques du passager « seront prises en compte afin de contribuer à l’amélioration de nos services à l’avenir » et espère « avoir l’occasion de regagner votre confiance lors de votre prochain voyage ».
Une réponse qui acte le désagrément, mais qui ne répond pas aux questions de fond : qui distribuait ces numéros à Nsimalen ? Selon quels critères ? Et depuis quand ce système existe-t-il ? Des questions qui restent posées.

Courriel d’excuses d’Air France reçu le 18 septembre 2026
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