Catherine Vautrin ministre des Armées de France à Madagascar pour cession drone surveillance PEGASE 26
La ministre française des Armées Catherine Vautrin lors de sa visite à Madagascar le 6 octobre 2026 avec la cession du premier drone de surveillance aux forces armées malgaches.
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Drones et souveraineté : ce que la France a remis à l’armée malgache change la donne dans l’Océan Indien

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La ministre des Armées et des Anciens combattants de France, Catherine Vautrin, s’est rendue du 5 au 6 octobre 2026 à La Réunion, département français d’Outre-mer, puis à Madagascar. Ce déplacement s’inscrit dans le cadre de l’escale de la mission PEGASE 26, la projection de puissance aérienne française dans l’Indo-Pacifique.

A Madagascar, le programme était chargé et hautement symbolique. Au menu, des rencontres avec les autorités malgaches, la participation à un vol de présentation avec ravitaillement en vol d’un Rafale, la visite de la société franco-malgache AerialMetric et surtout la première cession d’un drone de surveillance et de reconnaissance aux forces armées malgaches. Un agenda dense, signe d’une coopération au beau fixe entre Paris et Antananarivo.

Pourquoi la France arme Madagascar

Cette présence française s’explique par la volonté de Paris d’apporter un soutien concret au développement des capacités malgaches. Une coopération présentée comme gagnant-gagnant par les deux parties.

Le contexte dans la zone Océan Indien se prête particulièrement à ce partenariat. Le canal du Mozambique est devenu un espace de tensions croissantes. Le trafic maritime s’y est intensifié en raison de la crise du détroit d’Ormuz provoquée par l’Iran et de celle de Bab El Mandeb au Yémen. Madagascar se retrouve au cœur de ce nouveau trafic mondial.

Sécuriser la zone en renforçant le partenariat avec la France permet à l’État insulaire d’avoir la maîtrise de cet espace, tant sur le plan économique que militaire. Une sécurisation qui passe par l’opération PEGASE 26.

Au-delà de la France, un enjeu de sécurité collective

Il ne s’agit pas exclusivement pour la France d’assurer ses propres intérêts. Les autres États de la Commission de l’Océan Indien bénéficient également de cette présence militaire pour assurer un pan de leur sécurité.

La présence des Forces armées dans la zone sud de l’Océan Indien, les FAZSOI, ne doit pas être analysée sous le prisme de la dépendance. Elle s’inscrit dans une logique de protection des populations françaises et des intérêts de la France tout en apportant une contribution active à la sécurité collective africaine.

Le drone, symbole de la montée en puissance de Madagascar

Le volet le plus significatif de la visite de Catherine Vautrin concerne sa rencontre avec le président de la Refondation de la République, le colonel Michael Randrianirina. Une rencontre qui a permis de réaffirmer les orientations politiques entre les deux pays.

Mais c’est bien la visite de la société AerialMetric et la cession du premier drone qui marque les esprits. Ce transfert de technologie implique une formation des opérateurs malgaches, de la maintenance sur place et surtout un gain d’autonomie stratégique. Une montée en puissance réelle pour Antananarivo.

Au-delà du militaire, ce drone ouvre une nouvelle filière. Il interroge la réglementation de l’espace aérien, la formation des pilotes, la certification et l’intégration dans les systèmes de gestion du trafic aérien. C’est l’occasion pour Madagascar de bâtir, avec la France, une filière drone qui pourrait servir de référence régionale, voire continentale.

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