Je suis avec le président Banda Kani, président du Nouveau mouvement populaire, qui organise la première session du Parlement populaire panafricaniste. Président Banda Kani, c’est quoi d’abord le Parlement populaire panafricaniste pour le lecteur lambda ?
Fondamentalement, c’est une matrice stratégique et tactique qui va catalyser la nouvelle dynamique que le NMP a enclenchée pour aider le pays à négocier le tournant auquel il est confronté. C’est un tournant de paix. La paix n’a pas de prix. C’est un tournant de sauvegarde institutionnelle. Mais c’est aussi un tournant de changement. C’est aussi un tournant de rupture maîtrisée. C’est un tournant de changement de cap, tel que nous l’avons annoncé depuis. Mais aussi, après tout ça, être en ordre de bataille pour affronter les échéances qui arrivent. Donc, le Parlement populaire panafricaniste, c’est tout ça. Ça va servir de matrice pour gérer tout ça, pour donner des outils aux militants du NMP et à tous ceux qui gravitent autour de la galaxie panafricaniste et qui sont intéressés par ce que nous faisons. Nous donner des outils stratégiques, tactiques, idéologiques pour gérer tous ces enjeux-là.
Président, on a vu dans la salle des ateliers qui se sont constitués. De quoi sera-t-il question pendant ces ateliers ? Est-ce qu’il y a des thématiques précises sur lesquelles chaque atelier va se pencher ?
Les ateliers ont pour but essentiellement de maîtriser les enjeux du Parlement populaire panafricaniste. Il faut s’assurer que les uns et les autres se sont très bien approprié ce que c’est que le concept du Parlement populaire panafricaniste, comment les choses vont se dérouler au niveau de cette plateforme, de la matrice, et les modalités de la mise en mouvement. Voilà un peu ce que seront tous les ateliers. Les ateliers vont travailler sur la connaissance du Parlement Populaire Panafricaniste et sur tous les enjeux qui le structurent et qui vont le porter. C’est ça l’enjeu des ateliers. Ce sont des ateliers très techniques, très spécialisés autour de ce mouvement social que nous sommes en train de lancer.
Président, on constate également qu’il y a plus de jeunes dans la salle. Est-ce que c’est un choix du NMP ou alors les jeunes s’intéressent beaucoup plus à ce mouvement ?
Nous ne faisons pas partie de ces forces politiques qui crient « jeunes, jeunes, jeunes » tout le temps. Vous ne nous avez jamais vus faire ce genre de cri et d’agitation. Les jeunes vont vers ce qui incarne leur aspiration, tout naturellement. Le panafricanisme, le nationalisme du XXIe siècle, c’est une affaire de la jeunesse. Comme leurs aînés, les Um Nyobè, les Moumié, les Ouandié et tous les patriotes camerounais, ce sont de très jeunes qui ont pris en charge les défis du Cameroun à l’époque, très jeunes. Moumié est président de l’UPC, il a 25 ans. Um Nyobè, tous ces gens sont des jeunes, ils sont tous jeunes. C’est ça la jeunesse. La jeunesse, plus qu’un âge, c’est un état d’esprit, c’est un rapport aux enjeux qui travaillent le continent, qui travaillent la patrie. C’est d’abord ça la jeunesse. Il est normal que vous voyiez les jeunes être en première ligne dans les actions du NMP.
Président, quel est le message que vous passez à ceux-là qui hésitent encore à rejoindre votre mouvement ?
Je peux le dire, le NMP ne vend pas les cartes, le NMP ne fait pas de prosélytisme, vous le savez. J’ai l’habitude de dire que quand on sait ce qu’on a, on ne fait pas de propagande. Je ne suis pas habitué à vanter, à faire des appels à venir au NMP, non je ne fais pas ça. Nous sommes une force politique qui a bâti une identité qui s’est imposée au-delà du Cameroun, dans le monde, par un ensemble d’actions historiques que nous avons portées et les changements que nous avons impulsés au niveau continental, au niveau mondial. Depuis 15 ans on fait ce travail, je parle du panafricanisme, des combats panafricanistes, mais ça fait combien d’années que je suis en politique ? Toutes les batailles qu’on a menées pour la démocratisation au Cameroun portent ma modeste marque à tous les niveaux, depuis des années on est là. Je n’ai pas de message particulier à lancer, sauf que ceux qui suivent l’actualité voient comment le NMP est en première ligne, à l’avant-garde des véritables dynamiques qui changent l’Afrique, qui changent notre pays.
















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