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Drogue et suicide en milieu scolaire : le Lions Club mise sur la prévention

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Il était question de créer un espace d’échanges entre différents acteurs afin de renforcer la réflexion autour de la prévention et de l’accompagnement des jeunes.

Selon les organisateurs, il s’agit « d’agir avant que les difficultés ne conduisent à une situation de crise, en développant notamment l’écoute, l’information, la sensibilisation et les mécanismes d’accompagnement ».

L’urgence est d’autant plus avérée que la santé mentale – qu’il ne faut pas confondre avec les maladies mentales – des jeunes constitue un enjeu qui dépasse la seule prise en charge médicale.

Des experts et des autorités mobilisés

La rencontre a vu la participation du ministre de la Jeunesse et de l’Éducation Civique, Mounouna Foutsou, du Gouverneur de la Région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, de nombreux personnels de santé et d’enseignants.

Les échanges ont porté sur la sensibilisation aux problématiques de santé mentale chez les jeunes en milieu scolaire, la prévention de la consommation de drogue et des comportements suicidaires qui peuvent en découler.

Plusieurs interventions ont marqué les esprits, notamment celles de Félix Mbebi, infirmier addictologue et spécialiste en santé mentale ; Amélie Mbah, psychologue clinicienne, psychopathologue et psychothérapeute EMDR ; Pr Félicien Ntone, psychiatre et Président du Conseil d’Administration de l’Hôpital Gynéco-Obstétrique et Pédiatrique de Douala ; Dr Christian Eyoum, médecin psychiatre et fondateur du centre La Maison du « Psy » ; Dr Jean-Marie Tuete, urgentiste clinicien ; et Olivier Priso Lobe, Maire de Njombé-Penja et Family Member on Board de Special Olympics Cameroon.

Au-delà de la sensibilisation, le colloque visait à favoriser une meilleure compréhension des facteurs fragilisant la santé mentale des élèves, à promouvoir l’écoute, le dialogue et l’accompagnement comme outils de prévention, et à mettre en évidence le rôle du sport dans le bien-être mental.

L’objectif est également de mobiliser les familles, les établissements scolaires, les professionnels de santé, les acteurs sociaux et sportifs ainsi que les institutions publiques, afin de faire émerger des pistes de réflexion et des recommandations concrètes.

L’enjeu central, selon les organisateurs, est de « passer d’une logique d’intervention lorsque la crise survient à une véritable culture de prévention ». Il s’agit notamment de détecter les situations de fragilité, de renforcer les capacités des adultes et des acteurs éducatifs à écouter et à orienter, et de considérer la santé mentale comme une responsabilité collective.

Un fléau grandissant

La consommation de stupéfiants est devenue un sérieux problème de société au Cameroun, plus spécifiquement en milieu scolaire. Selon certaines statistiques, plus de 25% de la population camerounaise en âge scolaire a déjà consommé de la drogue. La tranche la plus vulnérable se situe entre 15 et 25 ans, et ces substances circulent sous les formes les plus inattendues.

La sensibilisation apparaît donc primordiale, car beaucoup ignorent les risques liés à la consommation de stupéfiants et ne mesurent pas la gravité des actes de violence qu’ils pourraient commettre sous leur effet.

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