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Journée de l’Enfant Africain : la Commission des Droits de l’Homme exige une application ferme de la loi contre les violences faites aux enfants

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Au Cameroun, l’édition 2026 intervient dans un contexte particulièrement préoccupant marqué par la multiplication des actes de violence à l’encontre des enfants. Infanticides, viols, enlèvements, mariages forcés ou précoces, sévices corporels et autres formes de maltraitance alimentent une inquiétude grandissante au sein de l’opinion publique.

Dans sa déclaration publiée à l’occasion de cette commémoration, la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun a exprimé sa profonde indignation face à cette recrudescence des violences visant les enfants. L’institution estime que la protection de l’enfance doit demeurer une priorité nationale et appelle à une mobilisation renforcée de tous les acteurs sociaux pour inverser cette tendance préoccupante.
Pour le président de la Commission, le Pr James Mouangue Kobila, également président en exercice du Réseau des institutions nationales africaines des droits de l’homme, la multiplication des drames familiaux et sociétaux interpelle l’ensemble de la société. Il appelle les pouvoirs publics, les familles, les communautés, les organisations de la société civile ainsi que les partenaires au développement à œuvrer conjointement pour garantir aux enfants un environnement sûr, protecteur et respectueux de leurs droits.

Face à la gravité de la situation, le gouvernement camerounais a récemment réagi en dressant un état des lieux des différents cas de violences signalés aux autorités. Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, René Emmanuel Sadi, assisté des ministres des affaires sociales et de la famille, a notamment rassuré l’opinion sur la détermination des pouvoirs publics à lutter contre ces phénomènes criminels.

Toutefois, pour la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun, la prévention seule ne saurait suffire. L’institution plaide pour une application systématique, rigoureuse et exemplaire de la loi à l’encontre des auteurs d’abus et de violences sur les enfants. Selon son président, l’impunité contribue à banaliser ces actes et nourrit un sentiment de résignation chez les victimes et leurs familles. À l’inverse, des sanctions fermes et visibles constitueraient un puissant moyen de dissuasion contre les potentiels auteurs.

La Commission souligne également que le bien-être de l’enfant passe par la satisfaction de ses besoins fondamentaux. À ce titre, elle soutient les initiatives visant à garantir l’accès à une eau potable de qualité, à l’hygiène et à l’assainissement, conformément au thème retenu cette année pour la Journée de l’Enfant Africain.
Enfin, la CDHC invite les institutions judiciaires, parlementaires et administratives à renforcer les mécanismes de protection de l’enfance afin de bâtir une société où les droits des enfants ne sont pas seulement proclamés, mais effectivement respectés et appliqués.

Au-delà de la commémoration du 16 juin, la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun entend poursuivre sa veille, un numéro vert est d’ailleurs disponible 1523 pour permettre aux victimes de dénoncer et d’appeler à l’aide et ses actions de sensibilisation afin de contribuer durablement à la promotion et à la protection des droits de l’enfant. Car protéger l’enfant aujourd’hui, c’est préserver l’avenir même de la nation.

Faustin Liboire Essomba

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