Le communiqué-radio n°059/24/MINESEC/SG/DRH du 15 juin 2026 est assez clair à ce sujet. « Le Ministre des Enseignements Secondaires invite les personnels ci-après désignés, déclarés décédés par leurs chefs de structure respectifs à l’occasion de l’opération de recensement biométrique et physique d’avril et mai 2026, qui seraient bien vivants, à bien vouloir se présenter à la porte 507 bis de son département ministériel, dans un délai de quatorze (14) jours dès publication du présent communiqué, munis d’un certificat de vie, d’une pièce d’identification valide, d’une preuve de présence effective et d’une fiche de recensement, afin de dissiper tout malentendu. »
Si la démarche engagée par Pauline Nalova Lyonga rentre dans le cadre de l’assainissement du fichier solde de l’État, ce communiqué du Minesec serait plutôt sujet à controverse. D’un côté, comment et pourquoi un fonctionnaire pourrait-il déclarer qu’il est décédé, si ce n’est que dans le but de camoufler une situation pour laquelle il serait pénalisé ? S’agirait-il alors d’une réelle volonté de falsification d’identité ?
De l’autre côté, comment expliquer que certains de leurs responsables hiérarchiques aient acquiescé à une telle démarche alors que la vérité est toute autre ?
Si à travers la publication des listes des personnels déclarés décédés par leurs chefs de structure lors du recensement physique et biométrique d’avril et mai 2026, l’objectif visé est de parvenir à la sécurisation du fichier solde et à initier les dossiers de capital décès ; de purger de manière générale le fichier des agents publics en situation d’abandon, de démission ou de décès non déclaré. Le fait que le Ministre des Enseignements secondaires ait recommandé à ces personnels déclarés décédés par leurs chefs de structure respectifs à l’occasion de l’opération de recensement biométrique et physique d’avril et mai 2026 de se présenter à la porte 507 bis de son département ministériel, dans un délai de quatorze (14) jours dès publication du présent communiqué, munis d’un certificat de vie, d’une pièce d’identification valide, d’une preuve de présence effective et d’une fiche de recensement, afin de dissiper tout malentendu, suppose qu’on aurait aussi laissé pourrir cette situation.
Reste maintenant à savoir comment cette « résurrection » sera rendue possible en attendant aussi de voir à quel type de représailles ce personnel autant que leurs supérieurs hiérarchiques qui, par négligence, par complaisance ou par complicité, devront s’attendre.
















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