Le Centre d’état civil d’Akwa-Nord fait partie des nombreux services de ce genre implantés dans l’arrondissement de Douala 1er. Il est situé au quartier Bonamouang, entre la station-service Bocom et le supermarché Santa Lucia, plus précisément au village de Bonangoyé. Il n’a pas de chef d’état civil nommé individuellement. Conformément à la réglementation camerounaise, les officiers d’état civil sont de droit le maire de la commune d’arrondissement de Douala 1er et ses adjoints, qui ont autorité sur ce centre secondaire. Pour toute démarche (demande d’acte de naissance, légalisation, etc.), les populations doivent s’adresser à la mairie de Douala 1er ou directement aux agents de l’état civil affectés dans les bureaux du centre. C’est le 16 mars 2009 qu’il a été officiellement inauguré par Bernard Okalia Bilai, alors préfet du Wouri, en présence des personnalités, des dignitaires Sawa, des élus de l’arrondissement de Douala 1er et d’une foule nombreuse d’amis et de curieux.
Depuis lors, un personnel permanent y travaille et assure, autant qu’il assume, les fonctions qui lui sont dévolues. Les services de ce centre sont logés au premier étage d’un bâtiment reconnaissable à la belle couleur blanche de ses murs d’enceinte. Il est bien visible parce que situé en bordure de la route. Une plaque indicative renseigne les populations sur son existence et même sur les horaires et services rendus ici.
Si, lors de son inauguration, S.M. Joseph Madengue avait loué l’initiative en ce sens que cela allait rapprocher l’administration des administrés, ou que, pour l’honorable Adors Ntonè fait ce jour-là commandeur de l’ordre du mérite camerounais, le centre spécial d’état civil constituait une reconnaissance de ce que l’État a fait pour lui, on n’arrive pas à expliquer pourquoi l’un des emblèmes nationaux, à savoir le drapeau, est si mal entretenu. Tout observateur qui passe par là se rendrait vite compte que, hissé sur le mât depuis des lustres, il n’a plus jamais été enlevé. C’est conséquemment qu’il a perdu de sa couleur. Soumis aux intempéries et au gré du vent, il est même effiloché. Normal, ici la notion de levée des couleurs, c’est pour les autres. Une situation qui contraste avec les murs qui sont en permanence repeints en blanc.
À défaut de le remplacer pour préserver la belle image du bâtiment, une campagne de conscientisation doit être menée au profit des agents de ce centre. Surtout en ces moments où il est plus que jamais question de la restauration de l’autorité de l’État. Les emblèmes et symboles de la République étant définis par la Constitution pour incarner la souveraineté, l’unité et les valeurs de la Nation, un drapeau sale et effiloché, c’est trop parlant.
















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