Des pratiques innovantes ont été mises en lumière, notamment le couplage du recensement général de la population avec le recensement général de la culture et de l’élevage du Cameroun, le déploiement des kits Starlink et d’agents locaux en République centrafricaine pour faire face aux contraintes sécuritaires, et le suivi quotidien des données de terrain garantissant une meilleure réactivité.
« Une opération statistique, le recensement est un acte de souveraineté, un instrument de gouvernance et un levier essentiel pour la planification du développement », a déclaré Nicolas Beyeme Nguema, Commissaire de la Cemac. Et d’ajouter que « les données issues des RGPH sont au cœur de la formulation, du suivi et de l’évaluation des politiques publiques, ainsi que de la mesure des progrès vers les objectifs de développement durable ».
Les axes transversaux de recommandations incluent l’adaptation du guide aux réalités des pays de la Cemac, la création d’une section dédiée à l’assurance qualité, la garantie de la souveraineté et de la transparence des données, et la transition numérique différenciée selon les capacités de chaque pays.
Malgré un large consensus, trois sujets n’ont pas abouti à un accord définitif : la méthode de balayage (scanning), le recours à l’UNFPA pour les acquisitions matérielles, et la tension entre souveraineté des données et transparence.
Pour finaliser le guide, chaque pays devra transmettre sa documentation nationale de recensement avant mi-mai 2026. La Commission de la Cemac assurera la coordination sous-régionale et le suivi de la feuille de route.
















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