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Ngaoundéré : le MINPMEESA mise sur l’incubateur de l’ENSAI pour faire émerger une génération d’entrepreneurs agro-industriels

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La visite s’est déroulée en marge de l’inauguration de la délégation régionale du MINPMEESA pour l’Adamaoua. Accueilli par le recteur Mamoudou Abdoulmoumini, le ministre a échangé directement avec les étudiants-entrepreneurs et les encadreurs sur les projets développés au sein de l’établissement. Agroalimentaire, transformation agricole, cuir et textile, artisanat moderne, technologies appliquées au développement local : les secteurs couverts illustrent la volonté de lier recherche universitaire et besoins économiques concrets.

Depuis plusieurs années, le MINPMEESA accompagne l’incubateur de l’ENSAI dans le cadre d’une stratégie visant à rapprocher l’université du monde de l’entreprise. Entre 2017 et 2023, l’État a mobilisé 150 millions FCFA pour soutenir le fonctionnement de la structure et lancer douze projets à forte composante innovante. Cet appui a permis de renforcer l’encadrement des porteurs de projets et d’accélérer la maturation d’idées vers la création d’entreprises viables.

La dynamique s’est accélérée en 2025 avec l’octroi d’une subvention exceptionnelle de 234 198 843 FCFA. Le financement est destiné au cofinancement de treize Juniors Entreprises issues de l’ENSAI. Pour le gouvernement, il s’agit de densifier l’écosystème entrepreneurial dans les régions septentrionales et de transformer les résultats de la recherche en opportunités économiques.

Lors de sa visite, Achille Bassilekin III a salué la qualité des projets présentés et encouragé les jeunes à bâtir des entreprises solides, compétitives et créatrices d’emplois. Il a insisté sur le rôle des universités camerounaises comme pôles de production et d’innovation, en cohérence avec la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030.

Le partenariat entre le MINPMEESA et l’Université de Ngaoundéré se présente aujourd’hui comme un modèle de coopération institutionnelle. À travers les conventions signées avec les universités publiques, les incubateurs deviennent des laboratoires de souveraineté économique, capables de stimuler l’industrialisation locale, de valoriser les matières premières et de contribuer à la sécurité alimentaire.

Pour le ministère, le message est clair : l’avenir économique du Cameroun passe par sa jeunesse, ses universités et ses entrepreneurs.

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