La forte averse qui s’est abattue sur Douala ce dimanche 6 septembre 2026 n’aura pas découragé le public. Sous une pluie persistante, les amoureux du football et les populations de New-Bell ont fait le déplacement jusqu’au stade TSF pour vivre la finale de la New-Bell Super Liga.
Sur la pelouse, Ancien-Étage et AS Boka se sont affrontés pour le sacre, au terme d’un marathon sportif qui a largement dépassé le simple cadre du football.
Car à New-Bell, les matchs n’étaient qu’une partie de l’équation. Derrière les dribbles, les buts et les émotions, le promoteur de la compétition, Charles Elie Zang, conseiller municipal RDPC, a voulu faire du football un instrument de brassage communautaire, de tolérance et de vivre-ensemble.
Quand le football rapproche les communautés
New-Bell est l’un des quartiers les plus cosmopolites de Douala. Une diversité qui est une richesse, mais qui peut aussi complexifier la coexistence entre des populations venues d’horizons différents.
C’est sur ce terrain sociétal que Charles Elie Zang entend agir. « Le but majeur de la New-Bell Liga, c’est, au-delà du foot, de rassembler toutes les couches sociales, toutes les obédiences qui vivent à Douala 2, New-Bell. Au-delà même de Douala 2, des populations sont venues de Bonabéri, de Bépanda… Cela permet de passer le message de paix et de vivre-ensemble, qui sont les idéaux du président de mon parti, par ailleurs président de la République, Paul Biya. D’où la Super Coupe Paul Biya en finale », explique-t-il.
Une ambition qui, selon le promoteur, se traduit par une mobilisation qui dépasse désormais les frontières de New-Bell.
« Championnat réussi. Nous avons déjà la tête tournée vers la prochaine édition », estime-t-il.
Le sport comme levier social
Pour l’organisateur, la New-Bell Super Liga repose sur un triptyque : sport, brassage communautaire et action sociale.
C’est dans cette logique que la clôture de la compétition a été marquée par une remise de fournitures scolaires aux enfants, à la veille de la rentrée du 7 septembre. Une initiative qui donne au championnat une dimension sociale, au-delà du trophée.
Plusieurs distinctions individuelles ont également récompensé les meilleurs de la compétition : meilleur buteur, meilleur joueur et meilleur gardien.
Le Prix Samy Zato pour ne pas oublier
Cette édition restera marquée par l’instauration du Prix spécial Samy Zato, en hommage au journaliste disparu. « Nous avons pensé ce prix en mémoire d’un aîné exemplaire dans sa tâche et dans ses relations avec les autres. C’est pour exhorter les autres à imiter les qualités qui ont fait de lui un homme spécial parmi nous », confie Charles Elie Zang.
L’hommage ne devrait pas s’arrêter là : « L’année prochaine, nous entendons aller plus loin en instaurant un championnat Samy Zato, pour que vive sa mémoire parmi nous ».
Au terme de cette édition, la New-Bell Super Liga aura démontré que le football peut être bien plus qu’un simple spectacle. Dans un quartier où se côtoient différentes communautés et cultures, le ballon rond devient un langage commun.
New-Bell, présenté comme un véritable laboratoire du vivre-ensemble, fait du partage et du rapprochement entre les populations des leviers essentiels de son développement.
La Super Coupe Paul Biya a couronné son champion. Au-delà du résultat sportif, la New-Bell Super Liga a surtout voulu faire passer un message : à New-Bell, le football sert aussi à construire des ponts entre les communautés.
Faustin Liboire Essomba
















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