Douala, ce mercredi 9 septembre 2026. Non loin du lieu-dit Douche municipale, au cœur d’Akwa, le ballet des techniciens ne s’interrompt pas. En combinaison de chantier, clés en main, ils installent les pompes à carburant. La station, une ancienne MRS, a été entièrement repensée. Bardage rouge et blanc, auvent lumineux, boutique : elle reprend l’identité visuelle de Dash Media Group.
Sauf changement de dernière minute, les premiers automobilistes y seront servis samedi.
À quelques kilomètres de là, à Bonapriso, au siège de la direction générale, l’autre partie du dispositif se met en place. C’est là que les équipes finalisent la logistique, les stocks et le lancement commercial. Une deuxième station est également en chantier à Limbe, région du Sud-Ouest
Pour Bony Dashaco, président de Dashaco Holdings Africa, ces premières stations ne sont qu’un point de départ.
« Convaincus que l’avenir appartient à ceux qui croient en la beauté de leurs rêves, nous avons franchi le pas en créant Dash Energies. Ce n’est qu’une modeste étape vers la course au triplement de la capacité de production d’énergie renouvelable et au doublement des mesures d’efficacité à l’échelle mondiale », déclare-t-il.
« L’énergie constitue un obstacle majeur au développement en Afrique. La demande en énergie est plus forte, de même que la demande croissante d’énergie propre et renouvelable dans l’agriculture, les communications, la santé, les entreprises et l’éducation, qui sont des moteurs essentiels du développement durable », poursuit le PDG.
« Les fils du continent doivent répondre à l’appel et relever ce défi de front. Nous comptons sur votre confiance, votre soutien et votre partenariat pour concrétiser cette vision. Nous nous engageons à vous soutenir. L’Afrique est l’avenir. Nous y croyons », ajoute-t-il, sous la bannière Dash Energies Afrique.
Au-delà du carburant, le groupe veut décliner son concept habituel : service et expérience client.
L’offre s’articule autour de quatre axes : un carburant présenté comme « qui vous propulse plus loin », sous le slogan « Choisissez Dash, choisissez la confiance » ; Dash Delights, une boutique présentée comme une « expérience mémorable de magasin unique en son genre » ; une gamme de lubrifiants haut de gamme pour voitures particulières et engins de chantier ; et Dash Cash, une carte prépayée rechargeable pour les entreprises et les particuliers.
« Nous nous engageons à fournir un service client irréprochable sur un vaste territoire, en restant fidèles à notre quête de perfection et en respectant toujours notre promesse de marque « Nous croyons ! » », assure la direction.
Cette entrée marque un tournant pour Dash Holdings Africa. Jusqu’ici concentré sur Dash TV, Dash Radio, Dash Magazine, une agence de communication et une microfinance, le groupe s’attaque à un secteur capitalistique, régulé par le ministère de l’Eau et de l’Énergie et dépendant des approvisionnements de la Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP).
Le pari intervient dans un marché en pleine recomposition. Depuis l’incendie de la Sonara en mai 2019, le Cameroun importe 100 % de ses produits pétroliers finis. Selon les données officielles, le pays a importé 1,8 million de tonnes entre janvier et octobre 2025, pour une facture de 788,4 milliards de FCFA en 2025, contre 974 milliards en 2024.
Un marché dominé par Tradex, Bocom, Neptune Oil ou encore les nouveaux entrants Gulfcam et E3 Energies, mais qui compte plus d’une trentaine de marketeurs actifs. Un secteur qui emploie près de 5 800 personnes et rapporte en moyenne 140 milliards de FCFA de recettes fiscales par an à l’État.
















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