C’est un hommage appuyé et hautement symbolique. En 2011, à son accession au pouvoir, le Président Alassane Ouattara a engagé deux chantiers majeurs : la reconstruction et la réconciliation nationale. Quinze ans après, l’honorable Zié Daouda Coulibaly estime que si le premier chantier est visible, le second reste à consolider. Et pour lui, ce chantier a un visage : celui des femmes.
Invité à prendre la parole au nom de la Fondation ATOUUU, devant l’honorable Mariam Traoré, présidente du CauFemCIP, et l’honorable Célestine Assi-Assi du RIFEMAD, le leader connu sous les sobriquets de « Magma National » et « Daïchi de Yopougon » a salué l’initiative du Caucus des Femmes Leaders.
« Une société forte est une société qui reconnaît la valeur de ses femmes », a-t-il martelé.
Le temps fort de son intervention restera le baptême symbolique de la présidente du CauFemCIP. Refusant de simplement célébrer un titre, Zié Daouda Coulibaly a proposé d’associer désormais son nom à un idéal : « Mariam la Paix ».
« Dans nos traditions, un nom peut porter une espérance, une bénédiction et même une mission. Que le nom de Mariam la Paix soit un appel au dialogue, un symbole de rassemblement », a-t-il déclaré, invitant l’assistance à scander : « Mariam la paix, Mariam la paix… »
Au-delà de l’hommage, le discours a été un véritable cours sur la réconciliation. Avec une formule qui a marqué les esprits : « On peut reconstruire un pont avec du béton, mais on ne reconstruit pas un cœur blessé avec du ciment. »
Pour lui, la réconciliation ne signifie pas oublier ni renoncer à la justice, mais créer les conditions pour que les tragédies du passé ne se répètent plus. Et dans ce processus, le rôle des femmes est essentiel. Éducatrices, entrepreneures, élues, médiatrices naturelles, elles doivent être formées et déployées dans les communes et villages pour prévenir les conflits, combattre les discours de haine et porter des initiatives économiques solidaires.
C’est tout le sens de la grande mobilisation nationale du 7 novembre prochain au Palais des Sports de Treichville. Pour Zié Daouda Coulibaly, ce jour ne doit pas être une simple rencontre, mais « le point de départ d’un mouvement durable pour une Côte d’Ivoire unie et solidaire » et le symbole d’un pays qui choisit le dialogue plutôt que la division.
« Les fonctions passent, les titres évoluent, mais les valeurs traversent les générations », a conclu l’orateur. Un appel solennel est donc lancé à toutes les forces vives de la Nation : faire du 7 novembre la preuve que la meilleure manière d’honorer l’œuvre de reconstruction du Président Ouattara, c’est de préserver la paix.
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