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Côte d’Ivoire : la 6ᵉ Journée africaine des victimes d’accidents du travail appelle à une meilleure réinsertion

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La 6ᵉ édition de la Journée africaine des victimes d’accidents du travail et des maladies professionnelles (JAVATMP 2026) s’est tenue ce mercredi 22 avril 2026 à la SNEPPCI de Yopougon, à Abidjan. Organisée par la Fédération ivoirienne des personnes victimes d’accidents du travail et maladies professionnelles (FIPVAT/MP), cette rencontre s’inscrit dans une initiative de la Fédération africaine (FATMP).

Placée sous le thème « Accidents du travail et maladies professionnelles en Afrique : de la réparation à la véritable réinsertion des victimes », cette journée a réuni autorités administratives, experts, partenaires sociaux et victimes autour d’un objectif commun : améliorer les conditions de prise en charge et de réinsertion des travailleurs accidentés.

Un plaidoyer fort pour les victimes

Ouvrant la cérémonie, Issa Samadoulougou, président de la FIPVAT/MP et par ailleurs président de la Fédération africaine des associations des victimes d’accidents du travail et maladies professionnelles, a rendu hommage aux victimes qui ont contribué au développement du continent au prix de leur santé.

Il a souligné que, malgré certaines avancées, les indemnisations restent insuffisantes face aux souffrances vécues. « Le constat reste douloureux. Il est donc essentiel d’agir », a-t-il déclaré, appelant à une mobilisation accrue des institutions nationales et internationales, notamment pour proposer des solutions concrètes et porter le plaidoyer des victimes auprès des décideurs.

Une problématique toujours préoccupante

Prenant la parole à son tour, le docteur Eba Assanvo Jacob, représentant du Directeur général de la CNPS, a rappelé l’engagement des institutions en matière de santé et sécurité au travail. Il a également mis en lumière l’ampleur du phénomène.

Selon lui, des millions de travailleurs sont touchés chaque année dans le monde, avec une situation particulièrement alarmante en Afrique, marquée par une forte sous-déclaration. En Côte d’Ivoire, environ 6 000 accidents du travail sont enregistrés chaque année, générant des coûts importants, mais surtout des conséquences humaines lourdes pour les victimes et leurs familles.

Il a insisté sur la nécessité d’aller au-delà de la simple réparation pour favoriser une véritable réinsertion sociale et professionnelle.

Un appel à plus de responsabilité

De son côté, Cissé Brahima, représentant du président du Fonds d’insertion des personnes en situation de handicap, a déploré les difficultés persistantes rencontrées par les victimes. Il a exhorté les employeurs à respecter leurs engagements, tout en réaffirmant la volonté des autorités de poursuivre les efforts en faveur du bien-être de ces personnes souvent marginalisées.

Des échanges pour des solutions concrètes

La journée s’est poursuivie avec une conférence inaugurale suivie de panels de discussion autour du sous-thème : « Réformer les systèmes de réparation des AT/MP pour garantir la dignité, la justice sociale et le retour à l’emploi ».

Plusieurs axes ont été abordés, notamment :

les normes internationales et la protection sociale,

la prévention des risques professionnels,

la réinsertion des victimes,

l’amélioration des procédures de traitement,

la gouvernance et les réformes des politiques publiques,

ainsi que le contrôle des accidents du travail et maladies professionnelles.

Les échanges interactifs entre intervenants et participants ont permis de formuler des recommandations en vue d’améliorer les dispositifs existants.

Un engagement renouvelé

À travers cette 6ᵉ édition, les organisateurs réaffirment leur engagement à faire entendre la voix des victimes et à promouvoir un système plus juste et plus humain.

Comme le rappelle le slogan de la FIPVAT/MP :
« La voix des victimes, la force des travailleurs »

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