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Comment approfondir ses connaissances en matière d’économie bleue : Sophie Sylvie Djoufa Tiemagni donne quelques pistes

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« L’économie bleue, une mine d’or ». Un ouvrage qui porte pleinement son titre. Le titre de l’ouvrage est d’autant plus indicateur que pour avoir un lingot d’or, il faut savoir l’explorer. Une exploration qui vaut véritablement son pesant d’or. Surtout quand on sait que le secteur relatif à l’économie bleue renvoie à un ensemble d’activités économiques liées aux océans, aux mers et aux côtes, et englobe des secteurs tels que la pêche, l’aquaculture, le transport maritime, les énergies renouvelables et le tourisme. Autant d’aspects qui favorisent la croissance et l’emploi et induisent une durabilité et une préservation des écosystèmes marins. L’intérêt qu’il y a à porter à cette notion est d’autant plus avéré que le secteur est porteur à plus d’un titre.
« Pourquoi traverser une mer pour fuir alors que tout est si près de nous ? » Un questionnement qui trouve réponse dans cet ouvrage de 88 pages rédigé dans un français très digeste facilitant la compréhension de tous. Encore qu’il s’agit d’un guide. Bien que de petit volume, c’est un ouvrage qui suscite un grand intérêt quand on sait que ce concept d’économie bleue n’a de cesse de faire sensation dans un monde où les sociétés s’efforcent de trouver des moyens plus durables, responsables et équitables leur permettant d’utiliser les ressources de la planète.
L’ouvrage de Sophie Sylvie Djoufa Tiemagni, « L’économie bleue, une mine d’or », se veut à la fois une source de connaissance et un guide pratique pour ceux désireux d’approfondir leur compréhension dans ce domaine d’activités. Convaincue qu’il vaut mieux chercher la richesse dans l’eau que d’aller la chercher au-delà de l’eau avec tous les risques qu’une telle initiative comporterait (migration parfois clandestine, notamment).
Divisé en trois chapitres, il y est fait cas non seulement des opportunités liées à ce secteur, mais aussi de la formation qui permettra de « naviguer » en toute quiétude dans cet océan d’opportunités et davantage de plaidoyer pour une réforme du système judiciaire, notamment en ce qui concerne le droit maritime au Cameroun. Elle y souligne d’ailleurs les défaillances existantes, comme l’absence de juridiction compétente pour traiter des litiges maritimes et la vétusté de certaines législations nationales. Ce qui conduit à une insécurité juridique et viole le principe fondamental de la suprématie de la législation internationale, d’où son plaidoyer pour une révision en profondeur de ce système. Il s’agit donc d’un appel à l’action au sens large du terme. Il ne reste donc plus aux uns et aux autres qu’à aller à la découverte des opportunités qu’offre l’économie bleue ; comprendre le potentiel ; agir pour un avenir durable et inclusif ; bâtir la prospérité du continent, et par extension, du Cameroun.

Bien dans sa peau et dans sa tête

Diplômée du Centre de droit maritime et océanique de l’Université de Nantes-France et auteure de plusieurs articles publiés sur son blog et divers canaux sociaux : MARITIM AFRICA Webmagazine, SHE OF CHANGE MAGAZINE. Éprise du droit maritime et de l’économie bleue, Sophie Sylvie Djoufa Tiemagni est aussi Maritime SheEO Ambassador, certifiée économie bleue durable, ACIArb (Chartered Institute of Arbitrators) et IDEP (Institut africain de développement économique et de la planification), avocate au Barreau du Cameroun, formatrice/consultante. Elle défend activement la cause féminine et prône la diversité et l’inclusion professionnelle de celle-ci. Son leitmotiv est de sortir ce secteur de la léthargie, de le faire connaître de tous.

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