Membre de l’Alliance Internationale des Organisations de Patients (IAPO), la FOCACO réagit à la controverse suscitée par la sortie de l’élue et aux répliques politiques, dont celle du député Cabral Libii. Pour la fondation, le constat de la sénatrice n’est ni du « populisme » ni une « caricature », mais le reflet d’une réalité vécue quotidiennement par les usagers.
« C’est le vécu des Camerounais »
Selon la FOCACO, de nombreux patients sont contraints d’acheter eux-mêmes seringues, coton, alcool, gants ou kits d’accouchement avant toute prise en charge. « Ils exigent que vous veniez avec votre propre matériel ou alors que vous achetiez sur place », rapporte l’organisation, citant les témoignages recueillis sur le terrain. Pour elle, nier cette rupture de stock chronique revient à « occulter la détresse des usagers ».
La fondation distingue toutefois les efforts de l’État en matière d’infrastructures. Elle reconnaît la modernisation de certains plateaux techniques et la construction de nouveaux hôpitaux. Mais, souligne-t-elle, « une infrastructure moderne reste une coquille vide pour le patient si les intrants de base font défaut au moment de l’urgence ».
















Comments