Antoine Ntsimi est de retour aux affaires. Le premier président de la Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) a été nommé par décret présidentiel le 4 mai 2026 au Conseil d’administration de la Société camerounaise d’électricité (Socadel). La nouvelle société d’énergie électrique remplace Energy of Cameroon (Eneo) rachetée par l’Etat du Cameroun.
L’ex-patron de la Cemac (2007-2012) est salué par ses anciens collaborateurs pour son expérience des redressements d’entreprises. Pour l’un d’eux, le choix du président camerounais est stratégique. « Oui, il a la haute confiance du président Paul Biya », confie un ancien collaborateur d’Antoine Ntsimi sous anonymat. Selon lui, l’ex-ministre de l’Economie et des finances du Cameroun est l’homme des missions impossibles. Ce proche insiste : « Oui, il possède une grande expérience en matière de redressement des entreprises en difficulté. » Une qualité cruciale pour Socadel, qui hérite d’un réseau vétuste, d’une dette massive et d’une crise de confiance des usagers. « C’est un manager qui connaît le monde des affaires et les arcanes de l’administration camerounaise », poursuit-il.
Double casquette rare : MBA de la Chicago Booth, ancien de la Bank of Boston, mais aussi premier président de la Commission de la Cemac. Il a piloté le dossier explosif de la libre circulation des personnes et des biens dans la sous-région et imposé le passeport biométrique Cemac. Antoine Ntsimi a passé 20 ans entre Ceeac, Cemac et bailleurs. Il parle le langage d’Étoudi comme celui de Washington.
La nouvelle société publique regroupe désormais production, transport et distribution. Antoine Ntsimi siégera pour 3 ans renouvelables aux côtés des représentants de la Présidence, de la Primature, du Minee, du Minfi, du Minepat, de la Sonatrel et d’EDC. Le défi est résumé par son ancien collaborateur : « Passer de la libre circulation Cemac à la libre circulation des électrons au Cameroun. »
















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