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2027-2029 : le Cameroun prépare-t-il déjà l’après-SND30 ?

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La SND30 : transformer la structure de l’économie

Adoptée pour la décennie 2020-2030, la SND30 vise principalement la transformation structurelle de l’économie camerounaise, avec un accent particulier sur l’industrialisation.

Elle repose sur deux axes majeurs : la finalisation et la mise en service des grands projets infrastructurels, industriels et miniers en cours ; l’accélération des réformes structurelles.

Il s’agit notamment de l’orientation de la commande publique vers le secteur productif local, de la priorisation des Partenariats Public-Privé, PPP, pour la construction des infrastructures, tout en maîtrisant les risques budgétaires, et d’une meilleure prise en compte des dépenses de maintenance pour garantir la pérennité des ouvrages.

Bilan à mi-parcours 2020-2025 : des avancées concrètes

Relativement à la mise en œuvre de la SND30, le bilan à mi-parcours fait état de résultats significatifs dans plusieurs domaines. Sur la période 2020-2025, de nombreux grands projets initiés au cours de la décennie précédente ont été achevés.

Les secteurs des infrastructures, de l’industrie et des services, du monde rural, de l’éducation, de la santé, de la protection sociale et de la gouvernance ont particulièrement bénéficié de ces réalisations.

Les défis de 2027 à 2029

Malgré une résilience observée au plan macroéconomique, plusieurs défis freinent encore l’atteinte des objectifs de la SND30 à l’horizon 2030. Ces défis sont multiples et étroitement liés.

Les plus urgents sont :
La restauration de l’équilibre financier et l’amélioration de l’efficacité de l’État actionnaire dans le secteur de l’énergie ; la systématisation de la préférence nationale dans la commande publique ; l’intensification de la politique d’import-substitution dans le secteur agropastoral ; le renforcement de l’inclusion sociale et l’affinage des mécanismes de ciblage des populations les plus vulnérables ; la poursuite de la modernisation de l’administration publique à travers l’assainissement de la gouvernance et la rationalisation des dépenses de l’État.

Le cap pour les trois prochaines années

Pour la période 2027-2029, les orientations stratégiques globales et sectorielles devront guider l’action gouvernementale vers l’atteinte des objectifs de développement.

Cela passera par le renforcement de la cohérence des politiques publiques et la dynamisation du secteur productif, en particulier agro-industriel, afin de combler le retard de croissance constaté par rapport aux cibles initiales.

L’action publique devra donc se concentrer sur :
La consolidation de l’appui à la production locale ; la structuration de la politique d’import-substitution ; l’extension de l’accès aux infrastructures de base ; le parachèvement du processus de décentralisation ; l’accentuation de l’intégration énergétique régionale, la conquête de la souveraineté sur les intrants et l’amélioration de la connectivité logistique.

Le chantier reste vaste. Il faudra aussi intégrer l’échéance sous-régionale du 1er janvier 2028 qui interdit l’exportation du bois en grumes. Pour s’y préparer, le Gouvernement devra mettre en place des incitations pour doter les exploitants forestiers d’équipements de troisième transformation. Il devra également rendre contraignante la commande publique de mobilier fabriqué localement. L’objectif : capter l’intégralité de la valeur ajoutée forestière sur le territoire national avant d’approvisionner le marché de la ZLECAF.

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