La décision du ministre de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative portant suspension d’un cadre de ce département ministériel affecté dans la région de l’Ouest date du 25 juillet 2026, avec ampliations au Minfopra/Sg/Dag/Ddc ; Minfi/Dgt/Ddpp ; Services du Gouverneur/Ouest : Intéressée/Dossier : Chronos/Archives. Elle indique que Mme Ndam Nsangou Ramatou, agent décisionnaire, matricule 0729930Z, en service à la Délégation Régionale de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative de l’Ouest, a été suspendue pour une durée de quatre (04) mois, pour « manquements graves à l’éthique et à la déontologie administrative ».
Il est précisé que l’intéressée ne percevra ni solde, ni accessoires de solde pendant la période de suspension, à l’exception des prestations pour charges familiales, et ne pourra reprendre le service qu’après autorisation expresse du ministre. Le Directeur des Affaires Générales et le Chef de Division de la Discipline et du Contentieux sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’application de cette décision qui sera enregistrée et publiée partout où besoin sera.
Si le châtiment infligé à un agent doit avoir pour effet de provoquer une révision de l’attitude comportementale du concerné, il a surtout pour objectif de faire tirer des leçons à tout autre personnel qui se risquerait dans des agissements contraires à l’éthique. Mais que n’observe-t-on pas dans les services publics camerounais depuis que ce genre de décision a commencé à être prise ? Hier c’était Mme Ndam Nsangou Ramatou, agent à la Fonction Publique. Dans un autre département ministériel ou toute autre institution étatique, pareille sanction est tombée. Mais bien curieusement, les répliques, les récidives ne s’estompent guère. Qu’y a-t-il donc lieu de faire ? Ne serait-il pas temps de changer de paradigme dans l’espoir de détruire totalement cette hydre ?
La recherche d’une solution à ce problème de fond ne résiderait plus dans une sanction portant suspension temporaire de fonction. Il faudra aller chercher non pas dans ce qu’on appelle de nos jours « éducation à la citoyenneté », mais dans ce qu’on appelait jadis « instruction civique ». Car décider d’une suspension temporaire, même si elle est assortie de suspension de solde et autres avantages, s’assimilerait à caresser dans le sens du poil. Les concernés, avant d’être surpris ou interpellés, ayant eu le temps de tisser leur toile. Ce qui fait que même étant suspendus, les réseaux restent actifs et même très actifs. Depuis qu’on parle de fonctionnaires fictifs, et malgré toutes les résolutions prises par le ministère des Finances, on en dénombre toujours chaque jour. L’heure est vraiment grave.















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