Dans un peu plus de 5 mois, l’année budgétaire 2026 sera arrivée à son terme. Mais déjà, les regards sont tournés vers 2027 et surtout sur ce qui devra être fait au cours des deux prochaines années dans le sens du développement du pays. C’est dans ce cadre que Louis Paul Motaze, ministre des Finances, a défendu devant la commission des finances et du budget autant au Sénat qu’à l’Assemblée Nationale, le Document de Programmation Économique et Budgétaire (DPEB) 2027-2029. Cet exercice a eu lieu en présence d’autres membres du gouvernement. Il aura été question de bout en bout des échanges relevant des principales orientations économiques et budgétaires à adopter par le Gouvernement.
Les priorités sur lesquelles on s’appesantira pour les trois prochaines années ont été retenues : le bien-être social et le développement inclusif ; le renforcement des infrastructures publiques, notamment dans le secteur de l’énergie ; la consolidation de la décentralisation effective ; l’autonomisation des jeunes et des femmes ; le relèvement de l’investissement public à 5,3 % du PIB ; la mise en œuvre du Programme de reconstruction des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ; la digitalisation des procédures et de la documentation parlementaires ; la réforme du cadre juridique régissant les mandats des dirigeants des entreprises et établissements publics ; l’assainissement urbain, la gestion des déchets et l’accès à l’eau potable ; l’allocation des ressources au ministère des Affaires sociales ; le financement des initiatives locales de consolidation de la paix associant les jeunes, les femmes, les leaders religieux et les acteurs politiques ; la gestion durable de la dette publique ; le développement du secteur touristique, pour ne parler que de ces aspects.
S’il a été question du développement économique du Cameroun au sens large du terme, on note que des questions relevant du développement et de la modernisation du secteur industriel ont dominé les débats. Ainsi en a-t-il été question de la restructuration, au mieux, de la reconstruction de la Sonara, et d’une vigilance accrue sur le secteur minier qui devra être un pilier de croissance économique. Il a également souligné l’engagement de l’État à répondre aux préoccupations prioritaires des populations camerounaises.















Comments