Les propos contenus dans cette correspondance sont clairs et sans équivoque. Ils sont d’ailleurs bien résumés en objet: « Reprise des opérations d’inspection par scanner par la SGS au Terminal à conteneurs du port de Douala-Bonabéri ». Tel que libellé, il ne s’agit plus pour la Direction générale du Port autonome de Douala, de tergiverser, mais tout simplement de se conformer : « J’accuse bonne réception de votre correspondance susvisée et relative à l’objet sous rubrique. Y faisant suite, et me référant aux directives du Premier ministre, chef du gouvernement, issues de la réunion interministérielle du 29 janvier 2026, en son cabinet, il vous est rappelé que l’éviction par vos soins de la Société générale de surveillance (SGS) des sites des opérations de scanning, contrevient aux stipulations du Contrat d’inspection par scanner (CIS) conclu entre la SGS et le Gouvernement ». La suite est encore plus explicite : « Aussi ai-je l’honneur de vous demander de bien vouloir procéder immédiatement au rétablissement de la SGS dans l’intégralité de ses droits ».
IMMEDIATEMENT, un adverbe qui prend toute sa signification autant qu’il indique la conduite à tenir. « Il sied par ailleurs de souligner qu’en exécution des prescriptions de la Présidence de la République issues de la réunion du 22 janvier 2026 en la matière, la Direction générale des Douanes (DGD) a accepté d’exploiter les images produites par la société Transatlantic D SA, afin de permettre, à titre transitoire, la sortie des conteneurs scannés uniquement par cette entité, dans l’attente des directives du Gouvernement sur le sujet (…) l’Etat reste disposé à continuer, comme à l’accoutumée, toutes les préoccupations exprimées par son instrument, le PAD, sans que cela ne constitue une condition préalable de reprise des activités de la SGS. »
Avec cette nouvelle correspondance du ministre des Finances, on est tenté de croire qu’on sort progressivement de l’auberge.
















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