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RCA/Bouar 1 : le réveil d’un peuple et l’exigence de la vérité des urnes

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Un rempart citoyen contre l’intimidation

Alors que des interférences directes venues de Bangui et des pressions locales tentaient d’infléchir le cours normal du vote, la maturité politique des populations de Bouar 1 a servi de bouclier. Malgré un climat marqué par des fraudes constatées et l’implication regrettable de certains responsables administratifs, le peuple n’a pas cédé.

Cette résistance est d’autant plus remarquable qu’elle s’oppose à des méthodes d’un autre âge :

L’instrumentalisation du nom du Chef de l’État : Des acteurs zélés ont tenté de couvrir leurs dérives en prétendant agir sur « instructions » de la Présidence. Une pratique dangereuse qui expose inutilement le garant de la nation.

L’ingérence judiciaire : La libération sous pression d’enseignants placés sous mandat de dépôt, au nom de prétendus ordres supérieurs, constitue une gifle à l’indépendance de la justice.

Les arrangements obscurs : Des décisions teintées de connotations ethniques ont pollué le processus au niveau local, fragilisant la cohésion sociale.

L’appel à la responsabilité du MCU et des institutions

La démocratie ne peut survivre si les partis ne font pas respecter la discipline en leur sein. Le MCU a aujourd’hui le devoir de siffler la fin de la récréation, en empêchant que le prestige du Président de la République ne serve de caution à des manoeuvres électorales locales contestables.

Mais au-delà des partis, c’est vers la capitale que tous les regards se tournent désormais.

La Cour Constitutionnelle face à l’Histoire

Le choix de Bouar 1 est celui de la légalité. En refusant la violence et en privilégiant la voie institutionnelle, les populations placent la Cour Constitutionnelle devant sa mission sacrée.

« Toute pression exercée sur la Cour serait une faute grave contre la République. »

La Cour doit être le dernier rempart de la vérité. En tranchant en toute impartialité et indépendance, elle ne rendra pas seulement justice à un candidat ou à une circonscription, elle restaurera la confiance des citoyens envers leurs institutions.

À Bouar 1, le vote a eu lieu. Ce que le peuple attend désormais, ce n’est pas un arrangement, mais la vérité des urnes. Car si la politique est l’art du compromis, la démocratie, elle, ne se négocie pas. Elle se respecte.

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