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Opinion : synopsis symptomatologique et thérapeutique de la (re) consolidation du Nexus « paix-sécurité » dans les relations internationales

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L’enjeu majeur dans les relations internationales contemporaines réside dans la compréhension et la conceptualisation du monde en « bestiaire de fractures géopolitiques » et réveil des conflits armés interétatiques. Une sorte de sédentarisation du brutalisme armé consubstantielle à l’hégémonisme stato-mondial semble ainsi être au cœur des dynamiques profondes et bouleversements majeurs plongés dans leur abjection la plus fragrante depuis le début du conflit Israël/USA-Iran, le 28 janvier 2026. La cyclicité violente de cette actualité brulante consacre l’absolutisme de la supériorité militaro-technologique Israëlo-americaine et l’exclusivisme de la profondeur stratégique Iranienne. Ce recours à la force des armes affermit le renouvellement bénéfique de la tradition réaliste et supposerait une crispation de l’hyperpuissance américaine, frappée d’une apparente versatilité et flexibilité née de l’imprévisibilité Trumpienne et de la juxtaposition des enjeux qui structurent la géopolitique mondiale, plongeant le champ d’analyse du nexus « paix-sécurité » sur « l’étude de la menace, de l’utilisation et du contrôle de la force militaire ». Beaucoup de sources alimentent d’ailleurs cette épouvantable déferlante violence paroxysmique dans cet entrelacs meurtrier Proche et Moyen-Oriental (plus de 600 morts et 30 000 déplacés, de dégâts matériels énormes) où la puissance de feu résonne sous le prisme du tryptique aronien : dissuasion, persuasion et subversion. Il s’agit là d’un enjeu géopolitique fort traduisant ni plus ni moins la problématique du retour de la force armée dans les relations internationales.

La polarisation belliciste Israëlo-americaine sur l’Iran, s’appréhende dans des discours idéologiques, historico-doctrinalement ossifiés et actuellement réinstrumentalisés dans l’optique de désubstantialiser la République Iranienne de ses velléités hégémoniques régionales Moyen-Orientales. Ainsi, le cadre conceptuel et épistémique des relations internationales contemporaines à dominance brutale des USA, s’articulerait durablement autour de la logique selon laquelle : « les conflits armés sont le seul remède aux nations malades et la seule condition du progrès ».

Cette polémique discursive américaine autour d’un aggiornamento empreint de brutalisme hégémonique et d’effondrement supposé du droit international, semble donc illusoire et réductionniste. Car, cette sédation du brutalisme hégémonique contre tous est contre-productive dans un monde plus en plus interdépendant, prêtant le flanc aux critiques les plus acerbes. La déconstruction de la variable conflictogène/belligène et la pacification du monde sont de ce fait, indubitablement liées au principe de l’indivisibilité de la sécurité, au respect des sacro-saints principes du Droit International et non au recours à la force pouvant perpétuer le cycle de la violence, tel au Proche et Moyen-Orient actuel. Au gré des alliances clairement affichées (notamment le quasi-rapprochement de l’Iran à la Chine et la Russie, les USA a l’Israël et l’Arabie Saoudite, avec une Union Européenne indécise et fragmentée du fait du désengagement américain dans le conflit ukrainien), les griefs réciproques des puissances mondiales constituent des obstacles du nexus « paix-sécurité » et conduisent à un statu quo agressif ou revendicatif des États. Les USA demeurent certes une puissance dominante sur le plan militaire, mais l’Iran, de par ses atouts stratégiques, s’impose dans la géoéconomie et la géopolitique mondiales comme un enjeu majeur des puissances. L’actuel conflit Israël/USA-Iran illustre pertinemment la nouvelle géopolitique mondiale des puissances et auquel toute déliquescence hyperpuissante militaire ne saurait plus ou moins être exclue, malgré le recours à des formes peu mesurées de la violence armée. En ce sens, sans doute, une métamorphose de l’édifice sécuritaire mondiale pourrait se traduire par l’appropriation véritable du nexus « paix-sécurité » par les grandes puissances et les instances onusiennes et régionales, dans l’optique d’une gestion holistique efficace, coopérative, coordonnée, éthique et morale de la complexité et de l’enchevêtrement des relations de rivalités internationales.

Jean Cottin K.

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