Le monde entier sait que le Président du Manidem a été kidnappé à Douala le 24 octobre 2025. Il a été transféré nuitamment, encagoulé, dans des conditions inhumaines à Yaoundé et gardé à vue dans une cellule infecte du SED. Il lui a été empêché de se servir de son extracteur d’oxygène qui a été confisqué pendant des semaines.
Transféré de sa cellule invivable pour une cellule médicale du centre médical du SED, il va bénéficier de soins au rabais, gardé jour et nuit par des gendarmes armés de Kalachnikov. Sa santé va se détériorer progressivement sans qu’on ne daigne le référer à un centre hospitalier spécialisé. Le Manidem va solliciter par correspondance son transfert au CHU en vain.
Alors qu’il agonisait sur le petit lit de collégien qui lui avait été réservé, il ne lui sera accordé aucun transfert aux urgences ou dans une quelconque salle de réanimation. Anicet Ekane va mourir sur ce lit et dans cette cellule médicale, sans aucune assistance, avec pour compagnons, des gendarmes et des armes en permanence braquées contre lui.
Au petit matin, la famille va assister à son transfert à la morgue de l’hôpital central de Yaoundé où cette fois, ses restes seront eux aussi mis en détention. Son corps sera profané malgré l’opposition de sa famille au motif d’y effectuer une autopsie.
Des initiatives seront par la suite entreprises par la famille biologique et politique pour la libération cette fois de ses restes. Plusieurs requêtes et correspondances vont être multipliées : Ministère de la défense ; Commissaire du gouvernement ; Président de la République. A chaque fois, zéro réponse.
Enfin, enfin, 85 jours plus tard, les restes sont officiellement remis à la famille. Comme pour retourner le couteau dans la plaie, on claironne que Anicet Ekane est mort de « mort naturelle ».
Thomas Sankara, fusillé en public, avait été déclaré décédé des suites de » mort naturelle « . Cela n’a pas empêché son combat de continuer et à ses idées de triompher. Il n’y aura plus d’autres autopsies, donc, plus aucune sentence sur le « genre de mort » d’Anicet Ekane. Il y a en lieu et place des idées révolutionnaires, un nouveau patriotisme qui dépasse les tribus, les ethnies. Il y a un nouveau Kamerun avec de nouveaux kamerunais, qui tous ensemble feront triompher la nouvelle République.
Il y’a désormais des millions d’EKANE, de OUANDIE, d’OSSENDE, de UM …
Le jour s’est tout simplement levé… Camarade Président, nous continuerons le combat. Le sang des martyrs est une semence de patriotisme. Tu vis et vivras à jamais
Ensemble, pour la République
















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