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Lutte contre les maladies et les épidémies : le ministre de la Santé, Manaouda Malachie actionne les leviers de riposte

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La fièvre jaune et la poliomyélite : deux maladies qui bien que différentes dans leur manifestation, deviennent vulnérables et éradicables par la vaccination. A condition que les principes de prévention et de vaccination soient applicables et respectés avec la célérité la plus absolue.

C’est en ce sens que se justifie la présence de Dr Manaouda Malachie, ministre de la Santé publique dans la ville de Douala hier 19 février 2026 dans la perspective d’actionner un plan national d’élimination et de renforcement de la surveillance épidémiologique et continuer les investigations dans les zones affectées. Car il s’agit d’éviter toute flambée majeure.

L’urgence reste d’autant plus accrue qu’en 2025, et concernant la fièvre jaune, le Cameroun a notifié 29 cas confirmés dans 22 districts répartis dans neuf des dix régions du pays. On a même enregistré deux décès dans les districts de santé de Mvangan et Djoum, dans la région du Sud.

En ce sens, une requête a d’ailleurs été introduite auprès du Groupe international de coordination (ICG) pour une riposte vaccinale ciblée dans quatre districts à haut risque : Gazawa, Ngaoundal, Abo et Fotokol.

Transmise par les moustiques, la fièvre jaune peut provoquer des formes graves avec atteinte hépatique. La vaccination reste une protection efficace et durable selon le ministère de la Santé. C’est pourquoi elle constitue le socle de la stratégie nationale de lutte.

En ce qui concerne la poliomyélite, et quand bien même le Cameroun conserve son statut de « pays libre de poliovirus sauvage », un deuxième tour de Journées locales de vaccination a été organisé du 12 au 15 février 2026. Il a visé essentiellement les enfants de 0 à 59 mois dans les régions à haut risque notamment l’Adamaoua, l’Extrême-Nord, l’Est et le Nord. De la manifestation de cette maladie, il faut dire qu’elle est hautement contagieuse. Elle peut entraîner des paralysies irréversibles. Sa dangerosité appelle à une vigilance soutenue. Ce d’autant plus qu’il a été donné de relever l’existence de virus dérivés dans des zones où la couverture vaccinale est insuffisante. Aussi est-il à signaler qu’en 2025, la surveillance a permis de détecter un poliovirus dérivé de type 3 à N’Gaoundéré rural (Adamaoua), et trois poliovirus dérivés de type 2 dans les districts de Kousséri, N’Gaoundéré urbain et Biyem-Assi.

Surveillance renforcée, ripostes ciblées, campagnes de vaccination et coordination avec les partenaires techniques, constituent les piliers de la stratégie du ministère de la santé. Surtout quand on sait que le contexte régional est marqué par la mobilité des populations et les risques transfrontaliers. Qu’il s’agisse de la fièvre jaune ou de la poliomyélite, le ministère de la santé est convaincu que la prévention reste la meilleure arme sûre pour protéger les communautés et préserver les acquis sanitaires du pays.

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