Veuve de 52 ans, Louise Mokonyo survit grâce aux revenus des arachides grillées.
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Louise Mokonyo : la daronne des arachides grillées  

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Au quartier Ndogsimbi dans l’arrondissement de Douala 3e, la commercialisation des arachides grillées est devenue une véritable activité qui nourrit plusieurs ménages. Originaire de Garoua, dans la région du Nord Cameroun, Louise Mokonyo exerce ce petit commerce pour subvenir aux besoins de ses enfants. « Quand je suis arrivée ici en 2003, je n’avais rien à faire et comme je suis seule, je me suis dit qu’il me fallait une activité pour m’en sortir, alors je me suis lancée dans ce commerce avec mes voisines.
Aujourd’hui je paye ma maison, l’école de mes six enfants grâce à ce commerce. Mon premier enfant a obtenu le baccalauréat. Je suis contente de cette nouvelle vie comparable à la misère et la peur que je vivais au Nord
», raconte-t-elle.

Toutefois, son quotidien autour du feu n’est pas sans conséquence. « J’ai mis une pause à mon activité pendant trois ans, parce que j’étais gravement malade. J’avais effectué une radio et les résultats avaient montré que j’avais eu un choc au niveau de la tête. Il n’y a pas longtemps que j’ai relancé l’activité même si les séquelles sont encore visibles aujourd’hui, ce feu nous rend tellement malade».

Louise Mokonyo: Photo/LPA

Louise Mokonyo partage son espace de travail avec d’autres femmes motivées, qui trouvent également leurs comptes dans ce petit commerce. « Moi je vis de ça depuis mon enfance et ça fait trois ans que je suis ici à Ndogsimbi à côté de notre mère Louise. Nous sommes comme une industrie même si parfois nous tombons malade, ça nous permet de gérer nos enfants et d’éviter qu’ils ne deviennent bandits », se console Sandrine K.

Appréciées pour leur goût craquant et leurs bienfaits, les arachides grillées (sucrées ou caramélisées), courent les rues dans la ville de Douala.

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