Alors que les marchés africains des paris continuent de se développer, la question de la protection des joueurs devient de plus en plus difficile à ignorer. C’était le sujet de la récente discussion autour de l’International Indice de sécurité des joueurs : Afrique, une étude commandée par 1xBet pour évaluer comment les opérateurs, les régulateurs et les experts du secteur perçoivent la protection des joueurs sur le continent.
Parmi les experts invités au webinaire dédié à cette étude figurait Fisayo Oke, PDG de Gamble Alert, une organisation indépendante à but non lucratif nigériane axée sur le jeu responsable, qui se positionne comme l’une des principales organisations de jeu plus sûr et de protection des joueurs en Afrique.
Dans ses commentaires, Oke s’est concentré sur l’éducation, le comportement des joueurs, la réglementation et l’avenir du jeu responsable en Afrique. Ses propos ont brossé le portrait d’un marché en croissance, mais inégale, où une meilleure protection des joueurs dépendra de la réglementation locale, de l’éducation et d’outils pratiques pour les opérateurs comme pour les utilisateurs.
Q : Quelle découverte de l’International Indice de sécurité des joueurs : Afrique de 1xBet vous a le plus surpris ?
R : « Ce qui m’a le plus surpris, c’est le niveau de confiance que les répondants ont exprimé envers la réglementation en Afrique. Dans certains cas, les participants ont déclaré avoir encore plus confiance dans les systèmes réglementaires africains qu’en Europe. Mais en même temps, ils ont aussi affirmé ne pas pouvoir mettre en place des mesures de protection des joueurs plus solides en raison de l’incohérence des réglementations. Cette contradiction était la découverte la plus surprenante pour moi. »
Q : L’éducation devrait-elle jouer un rôle central dans les stratégies de jeu responsable sur les marchés africains ?
R : « Absolument. L’éducation est fondamentale. Sans elle, les autres outils ne peuvent tout simplement pas fonctionner. »
« Les joueurs doivent d’abord savoir que des outils de jeu responsable existent avant de pouvoir les utiliser. L’éducation devrait couvrir le jeu des mineurs, la vulnérabilité des étudiants et les conséquences plus larges d’un comportement de jeu problématique. Si vous supprimez l’éducation, tout le système s’effondre. »
Q : Les initiatives qui aident les joueurs se multiplient. Quel rôle jouent des outils comme 1xBalance dans la construction d’une culture de la responsabilité ?
R : « Ces initiatives sont très importantes, comme celle de 1xBet avec 1xBalance.com. Certains estiment que si un opérateur promeut des outils de jeu responsable tout en commercialisant ses produits, cela peut paraître contradictoire.
Mais je vois les choses autrement. Cela montre que les opérateurs commencent à reconnaître que la protection des joueurs est essentielle à la durabilité.
Par le passé, les publicités pour les jeux de hasard glamourisaient souvent les paris en se concentrant exclusivement sur les gains potentiels. Aujourd’hui, nous commençons à voir des messages qui reconnaissent l’importance de l’équilibre et du jeu responsable. Au fil du temps, ce changement pourrait contribuer à remodeler la culture du jeu. »
Q : Dans quelle mesure le jeu responsable relève-t-il de la responsabilité personnelle par rapport à la responsabilité du secteur ?
R : « Du point de vue de la santé publique, la société attend des régulateurs et des opérateurs qu’ils protègent le public, quels que soient les choix individuels.
Du point de vue du jeu responsable, deux principes clés s’appliquent :
- La décision de jouer ou non appartient à l’individu.
- Les opérateurs et régulateurs doivent s’assurer que les individus prennent des décisions éclairées.
Cela signifie que la responsabilité est partagée. Les joueurs font le choix, mais les opérateurs et les régulateurs doivent fournir des informations transparentes sur les risques. »
Q : Qu’est-ce qui devrait façonner l’avenir du jeu responsable en Afrique ?
R : « L’intelligence artificielle jouera certainement un rôle. Mais je crois que la culture et la sensibilisation seront encore plus importantes.
La vraie transformation viendra par l’éducation et le changement culturel. Je m’attends à voir des campagnes de sensibilisation plus fortes et une évolution progressive vers une perception du jeu comme un divertissement plutôt que comme une source de revenus. »
Q : La communication avec les jeunes audiences, très connectées au mobile, devrait-elle être différente en matière de jeu responsable ?
R : « Oui, absolument. Les messages doivent être adaptés au public et tenir compte des différences culturelles. L’Afrique est extrêmement diverse, et les attitudes envers le jeu varient considérablement selon les communautés.
Si vous voulez atteindre les jeunes générations — la Gen Z ou la Gen Alpha — vous devez parler leur langage et utiliser les canaux qu’ils comprennent. Les méthodes de communication traditionnelles ne parviennent souvent pas à capter leur attention. »
Q : Les marchés africains évoluent-ils dans la même direction, ou sont-ils encore fragmentés ?
R : « Si l’on regarde les grands marchés comme l’Afrique du Sud, le Nigeria et le Kenya, on peut voir émerger des normes similaires. Mais l’Afrique compte 54 pays, et la situation varie encore considérablement. Environ 40 pays africains disposaient d’une forme de législation sur les jeux de hasard en 2024, ce qui signifie que certaines juridictions sont encore en évolution. Je m’attends à une plus grande harmonisation des normes minimales au fil du temps — pas des lois identiques partout, mais au moins des standards partagés pour la protection des joueurs. »
Q : Quels changements ont eu le plus grand impact ces dernières années ?
R : « Les opérateurs ont commencé à traiter le jeu responsable comme une exigence de conformité, et non plus comme une simple initiative volontaire. Aujourd’hui, nous voyons de nombreux opérateurs inviter des organisations comme la nôtre à former leur personnel et à les aider à mettre en œuvre des outils de jeu responsable. »
Conclusion
La contribution de Fisayo Oke au webinaire de 1xBet a mis en évidence un point essentiel : le pari responsable en Afrique ne peut pas se construire uniquement sur des modèles empruntés ailleurs. Il doit refléter la réglementation locale, l’âge et les motivations des joueurs locaux, ainsi que les réalités sociales locales.
Les résultats de l’International Indice de sécurité des joueurs : Africa montrent un continent en progrès, mais encore marqué par des systèmes inégaux et des niveaux de maturité différents. Pour Oke, la voie à suivre passe par une éducation renforcée, une communication plus pertinente et des outils pratiques comme 1xBalance de 1xBet, qui aident les joueurs à mieux comprendre leur propre comportement plus tôt.
En ce sens, l’avenir de la protection des joueurs en Afrique dépendra non seulement des règles, mais aussi de la façon dont la responsabilité deviendra une composante de la culture du pari elle-même.















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