La bataille entretenue par deux élites, élus du peuple, se jouerait autant sur le terrain en vue des prochaines élections législatives et municipales que sur l’éventualité d’une entrée prochaine dans ce gouvernement annoncé par le président Paul Biya, mais qui se fait toujours attendre.
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Éventualité d’un remaniement ministériel : on s’entredéchire dans le Haut-Nkam

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Dans le département du Haut-Nkam, région de l’Ouest, le climat et la température politiques n’ont de cesse de monter en intensité. Cette situation, aux yeux des observateurs, seraient entretenue par deux élites du département, ayant tous été élus du peuple. D’un côté, Pierre Kwemo, président de l’Union des mouvements socialistes (Ums) ayant été maire de Bafang entre 2013 et 2020, siégeant actuellement à l’Assemblée nationale et de l’autre cote, Juimo Monthe, ancien président de la Chambre de commerce, de l’industrie, des mines et de l’artisanat (Ccima) et député sortant du Haut-Nkan.

Alors que la vie politique camerounaise est dominée à la fois par l’imminence d’un nouveau gouvernement tel qu’annoncé le 31 décembre 2025 par Paul Biya président de la République, mais qui n’est toujours pas mis en place, et la tenue des prochaines élections législatives et municipales, c’est le moment qu’ont choisi ces deux élites pour s’étriper mutuellement. Si les deux hommes politiques ne le montrent pas physiquement, il se trouve qu’à l’interprétation des avis émis sur le terrain dans un camp comme dans l’autre, la bataille est rude. « Le député du Haut-Nkam (Juimo Monthe) qui va à son deuxième mandat est reconnu avec ses méthodes anciennes des coups bas sous les élites de sa contrée », entend-on dire. Les accusateurs font même état de ce que les militants du Rdpc dans sa circonscription le cherchent depuis les dernières élections sans le voir. Et pour cause, l’homme aurait élu domicile à Yaoundé, très loin de sa base, dans l’espoir de côtoyer des hommes du pouvoir qui pourraient suggérer son cas pour une éventuelle entrée dans le prochain gouvernement. Une attitude qui ne plairait pas aux militants qui attendent la décision du patron du Rdpc pour le démettre. Ce qui risquerait se traduire par un vote sanction du part au pouvoir lors des élections législatives et municipales dans cette circonscription politique. Vu comme tel, on eût dit que Kwemo Pierre serait sans défaut. Ce qui ne peut être vrai pourtant.

A l’inverse, il est plutôt annoncé que l’honorable Kwemo Pierre, ayant été candidat lors de la dernière élection présidentielle, gagnerait du terrain avec l’Ums au détriment du Rdpc. Il est évoqué de nombreuses réalisations. En plus d’avoir obtenu un siège lors des élections régionales, il s’entend dire que lors des élections législatives et municipales, ce serait la razzia au regard de son bilan. Il a fait construire un stade digne de ce nom : le stade Ngandjui Gaston à Nguenang par Bafang. « Grace à lui, les activités ont repris dans la ville de Bafang », pense-t-on ici.

Pendant ce temps, on accuse son principal rival de colportage. Et pour l’enfoncer davantage, il est évoqué la « mauvaise gérance de la fortune » familiale. Etant dit ici que plus rien ne fonctionne. Evocation faite à cette structure de fabrique de Honnig cube ou de la banqueroute de l’hôtel Parfait Garden, entre autres. « Il faut de tout pour faire un monde ». « L’enfer, c’est les autres ».

Autant de formules qui rythment la vie politique dans le département du Haut-Nkam. Mais ce que l’on semble ne pas intégrer, c’est le fait que tout devra se jouer dans les urnes le moment venu, les populations militantes ayant le dernier mot. Pour l’entrée au sein du gouvernement, cela relève du pouvoir discrétionnaire du président de la République.

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