Il s’est agi pour le président Alex Koko à Dang d’engager ses camarades et autres auxiliaires de la presse dans une voie qui induira davantage leur respectabilité.
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Entre mission citoyenne et responsabilité éthique et déontologique : le Synajic à l’épreuve de la sensibilisation

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« Le journaliste camerounais à l’épreuve de la désinformation : entre mission citoyenne et responsabilité éthique et déontologique ». C’est sur ce thème qu’a reposé la rencontre de sensibilisation de la presse sur l’impératif citoyen organisée à Douala le 17 février 2026 par le Syndicat national des journalistes indépendants du Cameroun (Synajic).

Pour le président de ce mouvement, « le thème de la rencontre est évocateur puisqu’il vient rappeler à l’ordre certains journalistes qui, emportés par leurs intérêts personnels, travestissent leurs missions principales qui sont de communiquer et d’informer, devenant les otages d’une pensée contraire aux valeurs et idéaux républicains ».

S’il est vrai que le journalisme consiste « à rendre intéressant ce qui est important », en matière d’éthique déontologique, se pose la question de savoir si toute information est bonne à diffuser, qu’importe des conséquences. Un aspect sur lequel Jean-Marie Tchatchouang, enseignant à l’université de Douala, s’est longuement appesanti.

Partant de ce  que la mission citoyenne du journaliste consiste à éclairer le public, défendre la démocratie et garantir un accès à une information vérifiée, une mission est indissociable à la responsabilité éthique et déontologique stricte où la primauté de la vérité, respect de la vie privée, refus de la corruption, et distinction claire entre information et opinion, doivent être des piliers. Georges Messouane Medjue, directeur de publication du journal « l’Info », insiste : « la responsabilité sociétale du journaliste repose sur trois piliers : la vérité, l’éthique et le respect. Notre mission est noble : servir la vérité pour éclairer la société. Mais cette mission exige vigilance et intégrité. Car chaque dérive fragilise la confiance du public, chaque manquement porte atteinte à la dignité de notre profession ».

Cependant, si « le journalisme consiste à rechercher, vérifier, situer dans son contexte, hiérarchiser, mettre en forme, commenter et publier une information de qualité, il ne peut se confondre avec la communication. Son exercice demande du temps et des moyens, quel que soit le support. Il ne peut y avoir de respect des règles déontologiques sans mise en œuvre des conditions d’exercice qu’elles nécessitent. » Sans avoir à encourager, l’attitude des « francs-tireurs », c’est malheureusement ce dernier aspect qui semble être le caillou dans la chaussure du journaliste camerounais.

Mais le plus important qu’il y aura eu concernant cette rencontre, c’est cette volonté affichée du Synajic à la responsabilité qui doit être celle des acteurs de ce noble et beau métier qu’est le journalisme. Dans un futur très proche, se tiendront des élections municipales et législatives au Cameroun. Un moment au cours duquel le professionnalisme du journaliste est mis à « rude épreuve ». On ose croire que les uns et les autres garderont à l’esprit le thème qui a régi cette rencontre.

« Souvenons-nous : nous ne sommes pas seulement des témoins de l’histoire, nous en sommes aussi les gardiens. Et c’est à travers notre engagement pour la vérité, notre fidélité à l’éthique et notre respect des personnes que nous pourrons continuer à mériter le titre de journalistes », a indiqué Georges Messouane Medjue.

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