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Enfreint aux statuts : la Fifa pourra-t-elle avoir le courage de suspendre les USA ?

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Dans les statuts de la Fédération Internationale de Football et Association (Fifa), il est mentionné : « Toute Nation impliquée dans une agression militaire unilatérale ou violant la souveraineté d’un Etat membre s’expose à des sanctions lourdes ». Et les sanctions pouvant être considérées comme étant lourdes se résument en la suspension du pays de toutes compétitions organisées par l’organisme. Il peut aussi être retiré au pays fautif, l’organisation d’une compétition pour laquelle ce pays avait été choisi. On a encore en mémoire ce qui est advenu à la Russie suite à son envahissement de l’Ukraine depuis 2022 jusqu’à date.

Qui ne se souvient pas que l’Iran, en date du 21 juin, lors du mondial de 1998, avait rencontré les USA alors même que la belligérance était effective entre les deux pays ? Qui ne se souvient pas que dès le tirage au sort, la Fifa avait décrété que cette troisième rencontre du groupe F sera celle « de la fraternité » alors qu’au même moment, le comité d’organisation s’était empressé de demander à classer ce match à haut risque en termes de sécurité ? Comme pour dire qu’on veut souvent faire supporter au football un poids qui n’est pas le sien.

Et comme l’histoire se répète toujours, il y a lieu de croire que jamais la Fifa n’osera lever le petit doigt sur la « super-puissance » mondiale. Mais quel que soit le bout par lequel on prendrait la chose, il est une constance qui se dégage : une frénésie certaine est observée dans le monde du Football depuis l’enlèvement de Nicolas Maduro, président élu du Venezuela, un pays souverain, sur ordre d’un président d’une autre Nation, sous un prétexte que chacun pourrait interpréter à sa guise. Pour autant le bombardement unilatéral du Venezuela et l’enlèvement de son président constituent, pour de nombreux observateurs une violation flagrante des principes de paix prônés par le sport.

A moins que ne soit appliquée la politique du « Deux poids, deux mesures », le débat fait rage aussi bien dans les chancelleries que dans les réseaux sociaux. Si les USA conservent l’organisation du mondial malgré l’invasion d’un pays souverain, la Fifa sera accusée d’une partialité totale.

Face à cette situation, le risque de boycott par plusieurs nations, plane : c’est le cas de la Chine, de l’Iran et certains pays d’Amérique latine qui pourraient décider de ne pas fouler le sol américain lors de la Coupe du monde. Mais la Fifa pourra-t-elle risquer de cracher sur les dollars de droits TV qui sont en jeu ? Quand le sport est considéré comme arme politique. En tout cas, on ne perd rien à attendre.

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