Par Armel Kengne
Président fondateur de l’association Jeunesse Active Cameroun (JAC)
Le 14 août est bien plus qu’une date inscrite au calendrier institutionnel de notre pays. En marquant l’anniversaire de la rétrocession de la presqu’île de Bakassi, cette Journée du Souvenir s’impose comme le sanctuaire de notre conscience nationale. Elle nous rappelle à quel prix s’achètent la paix, la souveraineté et l’intégrité territoriale de notre cher et beau pays, le Cameroun.
En cette journée solennelle du 14 août 2026, placée sous le Haut Patronage de Son Excellence Monsieur Paul Biya, Président de la République, Chef de l’État et Chef des Armées, et coordonnée par l’Office National des Anciens Combattants, Anciens Militaires et Victimes de Guerre du Cameroun (ONACAM), une vérité fondamentale s’impose à nous : aucun avenir durable ne peut se bâtir sur l’oubli.
Au nom de la Jeunesse Active Cameroun, j’adresse notre plus profond respect et notre gratitude éternelle aux héros tombés au front pour la Patrie, aux anciens combattants, aux vétérans, ainsi qu’à leurs familles qui portent dans leur chair le prix de notre liberté.
Une jeunesse gardienne du flambeau patriotique
Certains pourraient penser que le devoir de mémoire concerne uniquement les historiens ou les autorités militaires. Nous, jeunesse engagée du Cameroun, disons fermement : non. La mémoire nationale est notre plus précieux héritage, et il nous appartient d’en être les gardiens vigilants.
À l’intersection entre le sacrifice de nos aînés et les défis de demain, la Jeunesse Active Cameroun prend toute sa responsabilité. Nos soldats et nos anciens combattants ont versé leur sang pour préserver chaque centimètre carré de notre territoire, du Grand Nord à la côte de Bakassi. Face à ce sacrifice ultime, la jeunesse ne peut être une simple spectatrice de l’histoire. Elle doit être active, consciente et patriote.
Se souvenir, ce n’est pas seulement se tourner vers le passé avec nostalgie. C’est comprendre le sens du devoir, du courage et du sacrifice pour en faire les piliers de notre action quotidienne. Honorer nos soldats disparus et nos vétérans, c’est s’engager à préserver ce qu’ils ont défendu au prix de leur vie : l’unité nationale, le civisme et la paix.
Du flambeau de la mémoire à l’action citoyenne
Du Monument aux Morts jusqu’à la Place de l’Indépendance, lors de cette marche patriotique du 14 août, nos pas doivent résonner à l’unisson de ceux qui nous ont précédés. La jeunesse camerounaise doit marcher aux côtés des anciens combattants et des Forces de Défense et de Sécurité pour signifier que la relève est prête.
L’amour de la Patrie que nous ont transmis ces braves ne doit pas rester un mot creux. Pour la jeunesse active, le patriotisme s’exprime chaque jour :
– Par le respect des institutions et des symboles de la République ;
– Par l’esprit de solidarité envers les familles de victimes de guerre, les veuves et les orphelins ;
– Par le travail, la discipline et la recherche de l’excellence au service du développement économique et social de notre nation.
Un message à la jeunesse camerounaise
Mes chers camarades, jeunes du Cameroun,
La paix et la liberté dont nous jouissons aujourd’hui ne sont pas le fruit du hasard. Elles sont le résultat de combats, de sueur et de sang. Ne laissons pas la banalité du quotidien ou les divisions nous faire oublier la valeur de notre héritage.
À travers l’association Jeunesse Active Cameroun, j’appelle chaque jeune, où qu’il se trouve, à faire vivre le devoir de mémoire. Soyons dignes du sacrifice de nos soldats. Devenons les bâtisseurs d’un Cameroun unifié, fort et prospère.
Aux héros tombés au front : votre Nation ne vous oubliera jamais.
Aux anciens combattants et vétérans : votre courage éclaire notre route.
À la jeunesse : le flambeau est entre nos mains.
« Se souvenir de ceux qui sont tombés pour la Patrie, honorer ceux qui ont servi, transmettre aux générations futures les valeurs de courage, de sacrifice et d’unité nationale. »
















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