Si les élections législatives qui ont suivi ont largement consacré la victoire du parti au pouvoir sans incidents majeurs, elles n’ont toutefois pas suffi à dissiper totalement le climat de méfiance et de nervosité né de la présidentielle. Pour de nombreux observateurs et spécialistes de la scène politique ivoirienne, la formation du prochain gouvernement, annoncée pour fin janvier ou début février, représente une étape décisive pour apaiser les tensions persistantes.
Selon ces analystes, la composition de la future équipe gouvernementale pourrait constituer un véritable levier de décrispation, à condition que certains portefeuilles stratégiques soient confiés à des personnalités issues de la société civile. Les ministères en charge de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale sont particulièrement cités comme des postes clés pouvant bénéficier d’une telle ouverture.
Cette option serait perçue comme une main tendue du président Alassane Ouattara envers une frange importante de la société ivoirienne, souvent considérée comme un acteur neutre et fédérateur. En intégrant la société civile au cœur de l’action gouvernementale, l’exécutif offrirait à celle-ci l’opportunité de jouer pleinement son rôle de médiateur et de facilitateur du dialogue entre les différents acteurs politiques et sociaux.












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