Alors que le terme cession en pareille circonstance, renvoie à « abandon », « délaissement », l’atmosphère qui règne au sein de la société Opalm, acquéreur de cette huilerie, est de nature à servir plutôt de leçon pour toute autre structure qui se retrouverait dans une telle posture.
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Cession de la plantation Socapalm d’Eséka : plus de peur que de mal

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La Société Camerounaise de Palmeraies (Socapalm), filiale du groupe luxembourgeois Socfin, avait annoncé en date du 18 février 2026, la cession officielle de « sa plantation d’Eséka » (région du Centre) à la société Opalm. Une résolution qui, à elle seule, aurait suffi à déclencher toute sorte d’inquiétude de la part du personnel qui, à raison, voyait déjà un avenir sombre se dessiner devant lui.

Fort heureusement, toutes les dispositions avaient été prises pour qu’un tel scénario ne se produise pas. « La transition est conduite avec un engagement fort en faveur du capital humain : l’ensemble du personnel en service est transféré chez Opalm, avec maintien intégral des droits acquis, de l’ancienneté, des fonctions et des avantages sociaux », avait-on pu lire dans ce communiqué.

Et quand bien même des assurances étaient données dans ce sens, il pouvait toujours subsister de petites inquiétudes. A la réalité, cette opération allait dans le sens d’une politique visant à faire émerger ou renforcer les capacités de l’opérateur tiers, Opalm dans cette partie du pays. Encore que la résolution participait de la volonté des autorités publiques de mieux structurer la chaîne de valeur, « de la fourche à la fourchette », comme on dit dans le cadre de l’agriculture de seconde génération.

A l’observation, cette transition qui compte parmi les rares opérations effectuées sans heurt au Cameroun, fait office d’exemple quand on sait que tous les droits allant de l’ancienneté aux postes de responsabilité, en passant par les avantages sociaux, ont été maintenus.

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