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Certification : la médecine africaine s’organise

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Normaliser la manière de s’alimenter, de la production jusqu’à la consommation, permettre que les champs ne soient plus sujet à courir après le lucratif seulement, mais surtout de se soucier et de reconnaître que les agriculteurs sont les premiers médecins de ceux qui consomment leurs productions. Tel est l’enjeu majeur de la rencontre organisée le 18 février 2026 dernier  à Douala par AB Certification Afrique Subsaharienne. Il était question d’inciter les acteurs locaux à veiller sur la qualité de leurs productions. « L’enjeu également, c’est de permettre qu’on ne mange plus seulement par culture culinaire, mais surtout par besoin de donner à nos cellules, les aliments nécessaires pour leur santé », précise le Dr. Eric Hervé Sagfang, promoteur du centre de soin et d’éducation à la santé par la nature, Reevy.

Compte tenu des enjeux nationaux et panafricains actuels, dans un monde de plus en plus incertain, cette rencontre autour de la médecine traditionnelle a permis de tabler sur sa normalisation, la mise à niveau des producteurs et la démarche qualité.

Administrateur Directeur général d’AB Certification Afrique Subsaharienne, Jacques Ndeby rappelle que: « la certification de la médecine traditionnelle permet de valoriser notre santé ». Pour cet ambassadeur des normes et de la qualité, il n’est plus question aujourd’hui de suivre aveuglément les prescriptions de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de mépriser la médecine naturelle africaine, qui ne représente pourtant aucune menace pour les patients. Selon Jacques Ndeby, le fait que le président américain, Donald Trump ait décidé de sortir son pays de l’OMS, est un indicateur de ce que cette organisation n’est plus fiable. Pour ne pas se faire broyer par le système OMS, les spécialistes de la médecine naturelle africaine appellent leurs productions « des alicaments ».

Normes universelles

Le Biomédecin Jean Ives Diamana a assisté aux travaux de la capitale économique camerounaise. L’Ivoirien est persuadé que cette initiative panafricaine est une aubaine pour le « Made in Africa ». Pour lui : « Il faut savoir que les productions africaines peuvent suivre des normes pour rassurer les consommateurs, et je pense qu’une normalisation, telle qu’elle est présentée, nous permet de sortir de l’autarcie, parce qu’il ne suffit pas de recevoir, nous sommes dans un libre échange Nord-Sud, et donc avoir un processus qui respecte les normes permet d’exporter les produits qui sont conçus à partir de l’Afrique », déclare-t-il, avant de souligner : « Les normes est un principe universel et nous sommes venus appuyer cela en tant que responsables des chercheurs de l’Afrique de l’Ouest au niveau du Made in Africa et apporter notre caution ».

C’est dans cette même mouvance que s’inscrit Azpha natura qui fait dans la production des alicaments. En effet, l’entreprise est engagée dans la démarche qualité pour présenter au monde, des produits certifiés. Sa promotrice, Célestine Tsayem Ndé, pense que la médecine naturelle est la base de toutes les médecines. « Les gens ont juste besoin d’avoir confiance, ils ont juste besoin de savoir ce qu’ils consomment, que ce qu’ils consomment ne va pas les causer du tort. Le process qualité a donc pour rôle d’assurer le processus de transformation ; c’est-à-dire de la culture de la matière première jusqu’au produit fini qui sera le produit naturel amélioré qu’on va appeler aussi alicaments et pour arriver à ça, il va falloir produire de la bonne qualité en respectant les normes de la culture durable africaine », conclut-elle.

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