Les abus ne se limitent pas à des inconnus dans la rue. Non, ils se produisent partout, même au sein de la famille. Les pères, oncles et cousins deviennent parfois les bourreaux de ces jeunes filles, souvent mineures. Dans les établissements scolaires, que ce soit au primaire, au secondaire ou à l’université, les jeunes filles sont victimes de chantages et de menaces. Combien de fois ont-elles cédé par peur de perdre leur réputation ou de subir des représailles ?
Et que dire du milieu professionnel ? Les abus y sont tout aussi présents, souvent camouflés sous des sourires hypocrites. Dans les églises et les mosquées, où la confiance devrait régner, des abus se produisent, laissant les victimes dans un silence assourdissant. Quand elles osent parler, les questions fusent : « Mais étais-tu vierge ? » Alors, être déviergée mérite-t-il un viol ? Quelle logique déformée !
Parfois des questions d’une pertinence inégalée. « Mais qu’est-ce qu’elle faisait là ? » et « Pourquoi était-elle habillée comme ça ? » sont des classiques qui méritent une standing ovation. Qui aurait pensé qu’une jupe courte pouvait être un appel au viol ? C’est presque comique, n’est-ce pas ?
Et que fait le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille dans tout ça ? Quand des abus sexuels ou des violences entraînent la mort d’une femme, que ce soit par son mari ou un inconnu, le ministère reste étrangement silencieux. Est-ce que les droits des femmes ne méritent pas une voix dans ces tragédies ? Ou peut-être que le silence est la réponse préférée ?
Le poids du jugement pèse lourd sur les épaules de celles qui tentent de dénoncer. Au lieu d’être accueillies avec compassion, elles sont souvent accueillies par des accusations qui les culpabilisent. Pourquoi la société choisit-elle de protéger les bourreaux plutôt que d’offrir un soutien aux victimes ?
Il est grand temps de stopper la saignée. Pourquoi ne pas créer un site où les victimes peuvent parler librement et obtenir un soutien sans crainte de jugement ? Un espace sûr où elles peuvent partager leurs histoires, trouver des ressources et se reconnecter avec leur force.
Mesdames, osons parler ! Cessons de nous sentir coupables. Il est temps de faire entendre nos voix et de mettre fin à cette culture de la honte. Ensemble, nous pouvons faire bouger les choses et offrir aux futures générations un monde où elles se sentiront en sécurité et soutenues.
















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