Les images ayant défilé sur la toile montraient bien que dans la grande pièce de la Boulangerie Blé d’or où se fabrique du pain servi à la consommation, règne une insalubrité notoire. Les propos avancés par une dame identifiée comme la deuxième adjointe au maire de la Commune d’arrondissement de Yaoundé 7, en disaient davantage : « Pourquoi vous nous faites ça ? Pourquoi vous nous faites ça ? Attendez, avec les asticots, avec les vers de terre ! Là où vous manipulez la pâte… Ton tablier, il est propre ? Où est-ce que tu caches tes cheveux ? (…) Regardez là-bas… Ici, normalement, ça doit être propre. Je parle du sol. Le sol doit être propre. Et ici, c’est quoi ? C’est un paquet qui doit déjà être jeté ». Une exaspération manifeste et manifestée.
Dans sa réplique, la direction de Blé d’or, par l’intermédiaire de son promoteur Francis Rostant Kueka, laisse entendre qu’il s’agit d’une campagne de dénigrement : « Le promoteur des Boulangeries Blé d’or, dont la réputation est établie, informe l’opinion nationale et internationale ainsi que l’ensemble de ses consommateurs de ce que ses structures font l’objet d’une cabale ». Et d’ajouter : « Nous avons été surpris d’apprendre […] qu’en lieu et place des services d’hygiène de la mairie […] ce soit plutôt la deuxième adjointe au maire avec qui nos relations sont très tendues […] qu’elle soit personnellement venue à renfort de caméras faire un prétendu contrôle d’hygiène. » Une réaction qui peut être considérée comme un aveu. Car, a-t-on besoin d’entretenir de bonnes relations avec un exécutif municipal pour ne pas se conformer aux lois et règlement ?
Si le problème ne se trouverait pas de ce côté, l’autre interrogation à laquelle il faut donner une réponse, reste celle de savoir sur la base de quoi l’Anor (Agence des normes et de la qualité) délivre-t-elle des certificats de conformité, du moins, avant de le faire, s’assure-t-elle de le faire après une descente sur le terrain ? Et une fois le certificat délivré, qu’en est-il du suivi-évaluation ? Qui doit s’en occuper ?
Aujourd’hui, c’est la Boulangerie Blé d’or qui est au-devant de la scène. Qu’en est-il des autres boulangeries disséminées dans les autres grandes villes camerounaises et spécifiquement à Douala ? Au-delà de cet aspect particulier, le problème est assez profond quand on sait par exemple que la farine utilisée dans la plupart des boulangeries camerounaises, est de grade 3 ou 4, essentiellement destinée à l’alimentation du bétail ? Entretemps, les fonds qui devaient être débloqués au bénéfice de l’Irad en vue du développement de la culture du blé au Cameroun, ne sont toujours pas débloqués. Le consommateur continue de trinquer. On va faire comment ?!












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