La situation devient de plus en plus préoccupante pour les grossistes femmes de la filière du manioc et de l’attiéké en Côte d’Ivoire. Regroupées au sein de la Société coopérative des femmes Ivoiriennes, leaders grossistes de l’attiéké dérivé du manioc, ces commerçantes dénoncent les difficultés économiques auxquelles elles sont confrontées au quotidien.
Au cœur de leurs préoccupations figurent notamment la concurrence déloyale, l’endettement et l’absence d’une organisation suffisamment structurée de la filière. Certaines expliquent être contraintes d’acheter leurs marchandises à des prix élevés pour les revendre parfois à perte. Une situation qui fragilise leurs activités et compromet les revenus dont dépendent leurs familles.
Face à ces difficultés, elles réclament un meilleur encadrement du secteur, des prix équitables ainsi qu’une amélioration de la qualité des marchandises commercialisées. Elles souhaitent également que les autorités prennent des mesures pour protéger les acteurs régulièrement installés et mettre fin aux pratiques commerciales anarchiques.
C’est dans cette perspective que le Syndicat des commerçants, artisans et opérateurs économiques d’Afrique de l’Ouest (SYCAOPAO), avec ses partenaires, a organisé, le mercredi 4 novembre 2026, un séminaire de formation dans la commune d’Adjamé.
Cette rencontre vise à sensibiliser et à accompagner les commerçantes dans la structuration de leurs activités. Présent à cette initiative, le ministère du Commerce a apporté des éclairages sur la réglementation commerciale et les pratiques anticoncurrentielles. Les participantes ont ainsi été sensibilisées aux règles qui encadrent leurs activités. Le représentant du ministère a également évoqué la nécessité de renforcer les contrôles dans le secteur afin de mieux répondre aux préoccupations exprimées par les commerçantes.
Au-delà de cette session de formation, les grossistes attendent désormais des actions. L’application effective de la réglementation commerciale apparaît ainsi comme un levier essentiel pour favoriser une concurrence plus équitable et une meilleure organisation de la filière du manioc et de l’attiéké en Côte d’Ivoire.
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